Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Vendredi 25 novembre 2005

Je reviens d’Oxford (près de Londres),  1 h 30 en limousine depuis l’aéroport et nous sommes arrivés au Relais et Châteaux, « Le Manoir aux Quat’Saisons », dirigé par un Français, Mr Raymond Blanc.

Une manifestation sur le thème « Renaissance of the French Vineyard » y était organisée sur  2 jours, chaque grande région ayant  droit à son colloque.

- Rhône Valley avec Charles Metcalfe (journaliste), Olivier Poussier (sommelier), le responsable de Guigal, François Villard et  Pierre Perrin de Beaucastel.

- Languedoc Roussillon avec Michel  Bettane (journaliste), Andreas Larsson (sommelier), Samuel Guibert de Daumas Gassac, Gérard Gauby, Hervé Bizeul du Clos des Fées et Walden.

- Bordeaux avec Michael Broadbent (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Jean Michel Cazes de Lynch Bages, Bernard Magrez, Jean Marc Sauboua et moi pour Valandraud et Haut Mazeris.

- Bourgogne avec Hugh Johnson (journaliste), Gérard Basset (sommelier), Pierre Henri Gagey de Jadot, Jeremy Seysses des Domaines Dujac et Anne Claire Leflaive

Après chaque colloque avec questions-réponses du public, un repas avec les vins en situation.

Avec Murielle, nous avons fait les 4 régions et repas… Ouf ! Et de 2 kg en plus et quand même un peu de saturation : 4  repas gastronomiques 2 étoiles Michelin avec les vins, cela fait  4 heures à table à chaque fois, mais on est des pro.

Maintenant, que dire de cet évènement ? Je n’en sais rien. Bien sûr, il y a le plaisir de revoir du monde : Claire, sommelière bien sympa rencontrée  il y a 5 ans chez Guérard, Metcalfe, Poussier, Bettane, et rencontrer pour la première fois Broadbent et Hugh Johnson, etc…

Y aura-t-il des retombées pour nous ? Sans doute.

Avons nous été convaincants ? Pas assez.

Etait-ce possible de répondre à des questions non posées ? Doit-on  être bien élevé et poli par dessus le marché ? Sans doute.

 

 

 

Mais y a-t-il une renaissance des vins français ? (cela sous-entend qu’il y avait la mort avant)

A-t-on su encore une fois  se mettre à la place du consommateur ? A mon avis, non. Il n’y avait qu’à regarder la brochette d’invités : que des « stars » (3 %  du marché) et le reste , où était-il ? Bon….. je ne dois pas être en forme.

En tout cas, formidable hôtel, avec un patron qui devrait avoir la médaille du Mérite Agricole au minimum. Son équipe est formidable elle aussi, Xavier et les sommeliers tellement motivés, le restaurant  de qualité, un cadre très chic. C’était parfait.

 

 

 

par Thunevin publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback trackback (1)    recommander
Mardi 22 novembre 2005

Emmanuel Nauwelaers a laissé un message avec cette question, que tous les amateurs se posent : Comment se fait-il que les vins restent aussi chers ?

Cela mérite aussi une thèse et vous savez que je ne suis pas très doué : mes diplômes scolaires se résumant au BEPC et à un CAP d’employé de banque, cela ne m’aide pas trop pour la philosophie. Mais, dans ce cas précis, j’ai quand même un peu d’expérience et "pas  trop" la  langue de bois .

Pour commencer, quand on parle de vins trop chers, il faut préciser que les vins chers concernent peu de monde : à Bordeaux, nous parlons de moins de 5 % de la production, et en France, ce doit être pareil, je suppose.

D’abord, nous avons  50 % de vins pas assez chers, le prix payé par la GD, le négoce, les clients (car pour moi tout est lié) est insuffisant pour faire vivre décemment les paysans et insuffisant pour prétendre avoir un produit de qualité, tout au plus de quoi être heureux d’avoir un produit  loyal et marchand , correct.

45% des vins sont vendus à leur prix, et sont des vins superbes dans le contexte international représentant bien ce que le client peut et doit attendre : pureté, fruit, gourmandise, classe, complexité, fraîcheur, etc.. Dans cette catégorie, on trouve pas mal de rosé de Provence, de vins de Loire, d’Alsace, Bordeaux-Côtes, Saint Emilion et tant d’autres. Nos clients trouvent leur compte avec de grands vins classiques « actualisés » style Soutard, Tour Figeac, La Clotte et avec des vins plus modernes : La Couspaude, Chauvin, Grand Pontet, cela rien que pour l’exemple à Saint Emilion. On trouve également des top comme il y en a plein à Bordeaux et moins chers : La Mauriane, Branda, Franc Maillet, Cambon La Pelouse, Fleur Cardinale, La Dauphine, Haut-Carles, etc…

Reste 5 % de vins chers ou trop chers. Mais là, aucune logique dans l’offre et la demande sur des produits à forte identité de marque style 1ers crus, grands champagne, vins cultes français ou étrangers. Ce genre de vins, on n’est pas obligé de les acheter, ni de les boire, et même si ils sont chers, un consommateur moyen peut à l’occasion y accéder par l’intermédiaire de clubs de dégustation ( une bouteille chère, si on la divise par 10 , c’est faisable, non ?)

 

 

 

Après, nous entrons dans les arcanes du commerce .

Le paysan produit plus ou moins cher un vin : en France, produire 75 cl peut aller de 1 à 12 euro.

Les prestations et matières sèches pour mettre en bouteille vont de 0.50 à 1.50 euro par bouteille

Le transport en France va de 0.06 euro à 15 euro par bouteille

La marge du propriétaire peut aller de négatif à 10/ 20/100/300 % ( ?)

La marge du négociant de 8 % à 30 %

La marge du distributeur de  0 à 20 % ou de 30 % à 100 % selon le circuit

La marge lors de ventes aux enchères  de 10 à 20 % ( ?)

 

 

 

Alors, quelle solution nos chers clients préconisent-ils ? Sachant qu’aucune n’est parfaite… Par exemple, la vente directe : le paysan en peut pas vendre au client particulier au même prix qu’à la GD, le caviste ne peut pas vendre au même prix que la GD, tout ça pour un problème de coût, de temps, de quantité, etc..

Les seuls qui offrent  une parfaite satisfaction pécuniaire à leurs clients sont les quelques Bourgogne ou Rhône vendus pas cher aux clients habituels qui sont ensuite heureux de voir la valeur de leur achat multipliée par 2 ou 3, voire plus, lors d’une revente aux enchères ou à un négoce spécialisé.

Mais cela concerne seulement 20 ou 30 marques, c’est peu.

par Thunevin publié dans : Divers
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 21 novembre 2005

Voici les commentaires parus le 16 novembre dernier dans le supplément Vins des Echos  au sujet de notre cuvée "Présidial" Bordeaux 2004 :

                        

Merci à Messieurs Gerbelle, Maurange et Puzo qui ont réalisé le dossier !

 

par Thunevin publié dans : C'est dans l'air...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Catégories

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus