Vendredi 9 mars 2012
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C’était hier au tour de l’Office du Tourisme de Saint Emilion de tenir son assemblée générale et de fêter se 80 ans.
Beaucoup de monde : sous-préfet, député, syndicat viticole, maires et adhérents, sans doute pour participer à ce temps fort qu’est une AG, mais – et c’est un avis personnel – surtout à cause
d’un problème porté à notre connaissance : le dépôt de (des) marque « Saint Emilion » par l’Office de Tourisme !?
J’aurai pensé que le plus légitime et le plus concerné par ce que cela représente comme enjeux humains et financiers, c’était
naturellement et même juridiquement, notre syndicat viticole en concertation avec l’INAO, la mairie et l’office de tourisme étant pour le coup informés, intégrés et partenaires.
L’Office de Tourisme, qui représente un C.A. de moins de 1 500 000 euros et un bénéfice de 15 000 euros, ne
pourra pas supporter financièrement les frais d’une telle tâche. Appelé par ailleurs syndicat d’initiative, il fonctionne bien, jour parfaitement son rôle car Saint Emilion reçoit beaucoup de
touristes mais, si je peux me permettre, attention – la marque Saint Emilion, l’AOC, représente des millions de bouteilles, des milliers d’emplois, des millions de C.A., et il faut protéger
notre marque commune. Pas sûr que cette mission soit du ressort de l’Office de Tourisme, aussi concerné soit-il.
Il m’a semblé également, suite à l’intervention de François D., que l’on puisse comprendre que l’Office de Tourisme fasse du
commerce pour vendre des souvenirs, cartes postales, tabliers, sel… je ne vais pas tout vous citer, donc que l’office de tourisme vende pour faire des profits. Cela fait plaisir aux touristes qui
achètent et aux fabricants qui vendent. Mais là aussi, attention à ne pas être un concurrent déloyal du commerce local si celui-ci propose les mêmes produits ! Le commerce local aura
du mal à être concurrentiel avec un organisme bénéficiant de subventions, de privilèges et là aussi, a priori à notre service.
L’office de Tourisme doit continuer à être une aide au commerce local car, sinon, c’est aller contre ses adhérents, ses
missions, car où s’arrêter ? Doit-il aussi monter un bar à vins, une brasserie, un restaurant, un hôtel ? Pas sûr que Josette, la trésorière, soit d’accord ! Il est difficile
d’être actif, entreprenant et utile sans prendre des précautions quand on a le statut d’un office du tourisme dont l’AG attire le sous préfet, le député et tous ces représentants des diverses
collectivités.
Sinon, bravo pour le travail de promotion des châteaux, des sites classés, des commerces locaux, des restaurants, des
hébergements et de la Juridiction de Saint Emilion dont il faudra là aussi fixer les limites territoriales. Mais c’est encore un autre sujet.
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