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Mardi 2 juin 2009

Depuis 2006 le château Fleur Cardinale est classé – pas classé - classé – plus classé et enfin classé au moins jusqu’à 2011, date à laquelle seront peut-être enfin terminées  les péripéties de ce classement révisable tous les 10  ans  qui a tant fait couler d’encre et suscité tant de polémique par les déclassés.

Classé ou non, Fleur Cardinale, qui appartient à Florence et Dominique Decoster depuis 2001 a fait avec une régularité métronomique des grands vins tous les ans et s’est hissé dès le premier millésime parmi les 100 meilleurs vins de Bordeaux.

Ce n’est pas un hasard.
Sans tergiverser, les Decoster s’appliquent à faire le mieux possible tous les ans, sans économiser ni travail, ni argent. Je suis d’autant plus fier d’être le consultant de cette propriété que nous sommes devenus amis de toute la famille Decoster, Murielle, notre fille et moi. Et quels que soient les succès  ou les semi-succès, avec sérénité, notre objectif sera toujours de faire le meilleur vin possible pour satisfaire avant tout les clients qui sont les seuls vrais juges.



Chaque année , je pense que nous avons fait le maximum, et chaque année on se donne un objectif plus ambitieux et nous trouvons le petit détail qui fait progresser encore et encore cette jolie propriété, voisine de Valandraud, sur ce qui est sans doute géographiquement  un des meilleurs secteurs viticoles de Saint Emilion et où il se passe le plus de choses grâce à ses propriétaires motivés (Faugères, Pressac, Rol Valentin, Fombrauge, Mangot, etc…)

 

Comme tous les ans, je suis au Japon cette semaine pour faire goûter quelques Bordeaux 2008 en primeur avec 2 collègues bordelais.

Ce sera à Osaka jusqu’au 3 juin


et ensuite à Tokyo du 4 au 6 juin




Avant de partir, plein de visites à Valandraud et à La Dominique durant le week end, et plein de repas bien sûr : bu entre autres un incroyable Pétrus 1962 tout simplement sublime (bouchon d’origine). Quand le mythe rejoint la réalité !

Egalement, une interview un peu décalée avec Jean Paul Gené, journaliste pour le Monde2.

 

La fleur arrive dans la vigne,  on verra mieux dans quelques jours les vrais dégâts dus à la grêle.

 

Bordeaux champion – vive le foot !

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Divers
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Vendredi 29 mai 2009

Réponse au commentaire posté par Caramba à propos de mon post d’hier :

ce genre de post: "ah si j'osais (si j'avais des roubignolles) je vous en dirais des choses" ou "retenez moi je vais faire un malheur!!" m'horripile et c'est peu dire; dites nous le nom de ce chateau ou taisez vous

 

  

Ah… « L’ami » Caramba, toujours aussi intransigeant avec moi.

Laissez SVP  mes « roubignolles » qui n’ont rien à voir avec ce blog qui n’est pas encore obligé de faire du porno pour être lu.

 

Quand je me plains, c’est comme quand, jeune, j’étais jaloux – souvent parce que j’avais beaucoup aimé et voulait de nouveau être aimé, alors pourquoi dire des mots qui seraient impardonnables et empêcheraient toute réconciliation ?

Une dispute dans une relation d ‘affaires, ce n’est pas à la vie à la mort !

Ah oui aussi, « Caramba » le courageux dont le pseudo est en effet bien « couillu ».

 

Il n’y a pas si longtemps, j’avais pu terminer avec élégance et respect une polémique avec Zapata. Essayons de continuer sur mon blog sans que je sois obligé, comme certains de mes collègues, de passer par la case « modérateur ».

Sinon, les  2  crus dont je parle sont facilement reconnaissables par les courtiers et négociants bordelais et, je le répète, bien qu’un formidable outil de communication, un blog n’est pas un espace de liberté totale, surtout quand, comme moi, on veut continuer d’exercer ce métier que j’ai choisi de faire encore longtemps et que j’ai aussi, l’air de rien, la responsabilité de 50 à 100 personnes qui dépendent de la bonne santé de mon entreprise !

 

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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Jeudi 28 mai 2009

Un cru célèbre dont je tairais le nom (par charité) ne communique pas d’analyse export Japon pour son vin qui, en plus, est en vente libre sur la place !

C’est déjà dur de se voir refuser ce genre d’analyse pour des vins produits et vendus en distribution exclusive mais que nous avons pu néanmoins racheter à un commerçant, un particulier ou en vente aux enchères, voire sur la place, dur également d’être obligé de sacrifier une bouteille chère pour ces analyses qui n’ont pour but que d’avaliser un système d’état protectionniste, mais quand il s’agit d’un vin dit de place, comment ne pas s’énerver ?

Ces analyses existent.

 Elles sont toujours effectuées par les châteaux qui vendent leur vin à l’export – pourquoi alors refuser  et rendre difficile le commerce de ces vins dont la notoriété ne peut qu’être avantagée par la libre circulation d’un commerce de 2ème main.

Alors, cette année où le vin est particulièrement difficile à vendre, je n’ai pas proposé ce cru en 2ème main !

 

Tout aussi étonnant, les demandes de quelques crus concernant les lieux de distribution où mon négoce vend leurs crus. Avec 36 bouteilles de leur 1er cru 1855, mes ventes par 6 bouteilles de l’allocation de base et nos rachats de seulement 60 bouteilles on a pu énerver un peu plus de 16 clients dans 10 pays différents.
Ce cru doit produire plus de 100 000 bouteilles et me rappelle un peu durement à chaque fois en remuant le couteau dans la plaie, le peu de considération qu’il peut avoir pour moi, son client fidèle depuis plus de 20 ans et qui avait  240 bouteilles en 1998 (et oui), mais qui avec ces récoltes successives en baisse et ses 1ère 2ème, 3ème,4ème tranche et la sauce des crus satellites n’a plus assez de vins pour contenter mon petit négoce qui ,c’est sûr, ne représente rien, pas même un pouvoir de nuisance puisqu’il n’est même pas considéré avec un minimum de « respect » .

Il est sûr en tout cas que les petits ruisseaux font les grandes rivières mais,  ne jouant pas au golf et ne possédant pas de pied à terre sur le bassin, l’évolution de mes « privilèges » tend vers le zéro pointé.


Je dis en plaisantant que je vais être obligé de revendre leur vin à ces châteaux dont les stocks s’épuisent avant leur mise en marché et qui avec les stocks vendus aux fonds spéculatifs vont vers de possibles  retours de bâton.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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