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Lundi 10 mars 2008

Avec le retour de Cécile, absente la semaine dernière pour cause de congés, j’ai beaucoup de choses à raconter aujourd’hui !

Et pour commencer, à Maury, mon associé Jean Roger Calvet qui a été réélu avec la liste du maire sortant (65 %), ce qui prouve que le travail et le dynamisme peuvent être compris, même dans une petite commune rurale, et qu’à Maury, les changements  à la cave coopérative, dans le village, l’arrivée de nouveaux viticulteurs, bordelais, américains, tout ça est préféré au repli sur soi bien souvent privilégié dans les campagnes françaises.

Voici aussi le commentaire de Marie Calvet qui signale l’étoile acquise au Guide Michelin pour le restaurant voulu par Maury :

« La Maison du terroir.

La nouvelle est tombée ce matin : Pascal Borrell a obtenu une étoile au Michelin. Il aura fallu moins d’un an à ce chef pour obtenir cette reconnaissance. Une récompense bien méritée qui encourage les efforts de tous et conforte la municipalité dans son idée qu’une vitrine prestigieuse était nécessaire à la promotion des vins de notre terroir.

Toutes nos félicitations au Chef et à son équipe.

En ce qui concerne les travaux du chai : ça monte ! Cette semaine les murs seront terminés et la charpente arrive dans la foulée. »

 
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L’entrevue avec notre partenaire franco – chinois nous a permis de faire le point sur l’avancement des projets encours, déjà 1 boutique ouverte, 1 show room et un bureau à Shanghai. Ce projet a  pour but la réalisation de 5 à 8 boutiques par an, nous verrons bien si c’est possible.

En attendant, un repas à l’atelier de Robuchon avant sa 2ème étoile au Michelin nous a régalé, et c’est avec plaisir que j’ai pu revoir  et parler avec Gérard Depardieu.

 

Peter  Sisseck   :

Parker a donné 99 point à son Pingus 2005, 96 pour Flor et 97 pour Amelia. Je pense qu’il aurait du avoir 100 points, mais je ne suis pas impartial. En tout cas, je suis fier pour lui et quand je le vois toujours aussi humble et angoissé à l’idée de pouvoir faire mieux… alors que moi avec un 95, j’ai les chevilles qui enflent !

Sisseck encore : un gros reportage paru dans Weinwisser et un 19/20 pour Pingus 2005, 17/20 pour Flor et 20/20 pour Pingus 2004.

Quarin a lui aussi  fait un classement des 100 meilleurs Bordeaux

 

TV7 a réalisé un reportage sur le château La Dominique qui s’intitule « La Vie de Chateau » et qui passe régulièrement sur leur antenne (aujourd'hui à 16h30 , demain  à11h30 et 22h, mercredi 16h15...)

 

Bu à table, avec Anthony et Andreas Larsson, un Le Pin 1999 bouchonné légèrement, soit, mais bouchonné quand même et donc vidé à l’évier…Je comprends ceux à qui ça arrive avec mon vin !

Sinon, toutes les autres bouteilles furent bonnes, à commencer par Clos Badon 2000  et Magrez Fombrauge 2001  qui m’a beaucoup plu, et  un étonnant vin de Hongrie Bock 2004 Villanyi, qui prouve qu’Andreas goûte et découvre bien quelques pépites encore inconnues du grand public.

Une bouteille de La Conseillante  1962, encore pleine de jeunesse et si elle avait été bue à l’aveugle aurait pour sûr surpris plein de monde par ses qualités, et pour finir une bien belle et rare bouteille de Lafite Rothschild 1928 reconditionnée en 1990, qui elle aussi était parfaite.

 

par Jean Luc Thunevin publié dans : Divers
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Mardi 4 mars 2008

Retrouvé dans les archives en ligne de L'express, un article sur Valandraud datant de 1997  !

14/08/1997  L'Express n° 2406

 
Vins: le franc-tireur du Bordelais
par Georges Dupuy
 
Avec son saint-émilion, le château- de-valandraud, Jean-Luc Thunevin bouscule la hiérarchie des grands crus. Et pas mal d'habitudes
 
 
Le Bordelais cache bien son jeu. Tout semblait ainsi réglé pour l'éternité entre les 200 hauts et moyens seigneurs des crus classés et l'immense piétaille des petits et moyens producteurs. Mais, telle une bonne famille bourgeoise, le vignoble a son lot d'enfants ingrats, de précurseurs à la marge et de francs-tireurs. Comme Jean-Luc Thunevin, sur la rive droite de la Garonne.
Passe encore que son vin, le château-de-valandraud, un saint-émilion coloré et structuré, aux parfums de fruits mûrs, sinon de confiture, encore complètement inconnu du grand public, soit sorti en primeur, comme les très grands crus, ceux qui font la tendance de l'année (voir l'encadré page 42)... mais que son millésime 1996 s'arrache à 480 F la bouteille, 255 F plus cher que le château-l'angélus, l'une des stars du vignoble, récemment classé premier grand cru! Déjà, dans le Médoc, de l'autre côté de la Garonne, les propriétaires des grands crus classés avaient bondi quand, à Saint-Julien, Michel Delon avait mis en vente 40% de son superbe léoville-las-cazes 1996 à 380 F.
«Je ne suis pas un concurrent des grands châteaux», commente Thunevin, lucide et modeste. Trop, peut-être. En septembre 1996, le valandraud s'est négocié à Londres, chez Christie, à 2 500 F la bouteille. Plus cher qu'un château-pétrus. Cette année, dix jours après sa sortie, le valandraud valait déjà 1 500 F, et les premières reventes frôlaient la barre des 2 000 F.
A part son nom, rien ne prédisposait vraiment Thunevin, fils de pieds-noirs, à devenir le trublion du Bordelais. Loin des 85 hectares d'un Lynch-Bages, la surface de Valandraud est modeste: 2,5 hectares. La propriété date seulement de 1989. Dans ses vies antérieures, Thunevin a été bûcheron, employé de banque et brocanteur, avant de lancer deux bars à vins à Saint-Emilion.

«Moi, je ne suis pas né avec un taste-vin dans la bouche», explique-t-il, en se reconnaissant quelques influences majeures, notamment celle de la fermentation en barriques, empruntée au château-le-pin, un pomerol mythique: 1,2 hectare, pour une récolte de 3 000 bouteilles presque totalement exportées. Pour le reste, Thunevin avait quelques idées bien à lui, testées avec son ami d'enfance Alain Vauthier, jeune propriétaire d'Ausone. L'alliance indéfectible du coprince de Saint-Emilion (avec cheval-blanc) et de l'écolo qui croit que les plantes ressentent l'aura de l'homme qui les travaille en gêne plus d'un. Un courtier commente: «Lui, c'est un fou!»
Trop de vin tue le vin
En fait, le secret de cet ancien disc-jockey, aujourd'hui aidé par Michel Rolland, le pape des œnologues bordelais, est peut-être de faire systématiquement le contraire des autres. Il pratique ainsi une montée en température très élevée, une macération courte et un élevage en barriques très long, qui permettent de conserver la structure du vin et la pleine couleur du raisin. En fait d'innovations, ce serait plutôt un retour aux vieilles méthodes, comme le bâtonnage des lies et la vinification en cuves de bois: «Je prends ce qui rend mon vin plus authentique; je ne suis d'aucune chapelle.»

Cet œcuménique a pourtant un credo intangible: trop de vin tue le vin. Alors, d'avril à septembre, les Thunevin - père, mère et fille - patrouillent dans les vignes pour ébourgeonner, tailler, épamprer et vendanger en vert, ne conservant qu'une grappe sur trois ou quatre. Aussi, quand les vignerons du coin produisent 58 hectolitres à l'hectare, Valandraud n'en sort, lui, que 35. Pour ses débuts, Mère Nature ne s'est guère montrée reconnaissante: en 1991, le gel a flingué la récolte. Stoïque: «Je me moquais bien de ne pas survivre, je voulais faire le meilleur vin du Bordelais.»
Fou, peut-être... Mais Robert Parker, gourou américain du Wine Advocate, qui fait la pluie et le beau temps dans le Bordelais, et Stephen Tanzer, son concurrent de l'International Wine Cellar, sont d'accord: Thunevin a produit, en 1995 et en 1996, des vins dignes des plus grands bordeaux. La première année, Archibald Johnston, héritier d'une longue lignée de négociants bordelais, lui avait dit: «Vous êtes rigolo. Je vous prends votre vin, mais je ne sais pas à qui je vais le vendre.» La réponse est désormais connue: aux Américains, aux Anglais, aux Japonais et aux Taïwanais, mais également à la grande restauration française.
«La moitié de mes acheteurs sont des spéculateurs», constate Thunevin, qui vend son vin environ 1 000 F la bouteille, pour un prix de revient oscillant entre 80 et 100 F. L'argent de la réussite servira à agrandir la maison et le chais, et à acheter un hectare supplémentaire dans un terroir bien placé.

L'ancien guichetier du Crédit agricole n'a pas d'ambitions démesurées. Sa plus grande gloire pourrait être d'avoir fait école. Des débutants se sont lancés sur ses traces, comme le propriétaire du rol-valentin, mais aussi des châteaux ayant pignon sur vigne. Les Bécot, de Beau-Séjour-Bécot, ont ainsi produit, en 1996, 9 000 bouteilles sur les 2,5 hectares de leur propriété de La Gomerie. Au-delà, sa manière de faire ne laisse pas indifférent. «On m'aime ou on ne m'aime pas, mais j'ai réveillé quelque chose», dit Thunevin. Christophe Reboulse-Salze, responsable chez CVBG, l'un des grands acheteurs du valandraud, note: «Thunevin secoue les habitudes. Mais les prix qu'il atteint montrent que cela en vaut la peine.»
Qu'importe alors cette propriétaire qui souligne, méprisante, la petitesse de son chais: «Ah! oui, valandraud, ce petit cru de garage!» Après tout, Steve Jobs, fondateur de la micro-informatique moderne, a bien démarré ainsi.
 
 
 
© L'Express 2007
par Jean Luc Thunevin publié dans : Divers
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Lundi 25 février 2008
Le titre est fort ! Comme je suis heureux de voir Pomerol en couverture avec la photo de 2 bouteilles de légende : Petrus 2000 et La Conseillante 2005. Encore plus heureux de constater que parmi ces 45 bouteilles de légende, nos châteaux y soient cités.

Châteaux La Commanderie de Mazeyres, Prieurs de la Commanderie, le Clos du Beau Père et Domaine Fayat-Thunevin : 4 crus sur 45, dont 3  dans les crus à suivre (et qui doivent faire leurs preuves) et La Commanderie de Mazeyres dans les crus méritants. Dans ces 3  catégories donc, 47 vins sélectionnés sur 150, c’est pas mal. Sans doute y-a-t-il des oublis, je pense à Bellegrave, Pommeaux, Fleur de Plince, Lagrave, quelques vins des Janoueix, Franc Maillet (au moins la cuvée Jean Baptiste), Guillot et d’autres que j’oublie sans doute moi aussi.

Bon, en tout cas, dans les 5 outsiders à suivre de près, il y a notre Clos du Beau Père 2006.

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Déplacement à Londres avec John pour l’événement Decanter au Landmark Hotel le week end dernier. Cette année beaucoup de monde, malgré le match de rugby. 
Nous avions à faire  découvrir au public : Valandraud 1999 , La Dominique 2001, Haut Carles 2003 et Fleur Cardinale 2006.

Sur notre stand, John a du  servir et parler à plus de 100 personnes de 11 h à 17 h, moi, je suis allé  voir mes collègues et amis bordelais et discuter avec quelques journalistes comme Panos ou Juan Carlos. En tout cas, plus de 800 personnes sont venues goûter les Bordeaux dans un cadre chic et une organisation parfaite (service des verres, de l’eau, nettoyage des bouteilles vides, petit buffet pour nous, Michael Denton peut être remercié pour m’avoir convaincu d’y participer)

Nous avons profité de ce déplacement pour visiter quelques uns de nos clients et en prospecter de nouveaux. A part un contact refusé avant notre départ (BB) et un rendez vous un peu froid, les autres furent parfaits, professionnels et néanmoins sympas.

J’ai également eu l’occasion, grâce à un ami de faire goûter  à Jancis Robinson une partie  de la gamme Calvet-Thunevin et j’attends avec impatience ses commentaires.

Pour rester dans le compte-rendu des bonnes choses : Lynch Bages 89, énorme, la classe d’un 1er cru (à l’aveugle), Poesia 2005 , le Malbec en force et finesse, là aussi gros coup de cœur, et Segna de Cor 2005  du Roc des Anges, qui confirme que le Roussillon est capable de faire plein de bons vins différents et ces vins bus lors de nos repas au restaurant, dont le meilleur (et d’ailleurs nous y avons mangé 2 fois) le GALVIN au 66 Baker Street, juste à côté de notre hôtel le Sherlock Holmes – tout à fait convenable et même très recommandable (ambiance jeune et chambres très confortables). Londres est très cher et même les hôtels minables sont chers ! Repas correct à l’Arbutus et des taxis partout (pas comme à Paris !) !

  

 

 

par Jean Luc Thunevin publié dans : Divers
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