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Vendredi 5 juin 2009

Sur le tableau de Bertrand Le Guern compilant les notes de tous les journalistes sur le millésime 2008 pour 402 vins :

Château Fleur Cardinale et Château La Dominique se trouvent crédités d’une note moyenne de 90/100  et sont classés en 85ème place - tous vins confondus (rouges, blancs, micro cuvées et autres garages compris) et c’est bien


Haut Carles, avec 89/100 et sa 129ème place doit encore faire oublier l’appellation Fronsac.

Virginie de Valandraud doit un  peu pâtir  de son  nom  encore assimilé à un second alors que ce vin ne l’est plus depuis plus de 10 ans !


Clos Badon avec 88/100 et la 191ème place qui correspond à un bon grand cru classé de Saint Emilion, ça tombe bien, le prix correspond !
 Mais est-ce que le classement de Saint Emilion est crédible ces derniers temps ?


Fayat-Thunevin et La Commanderie de Mazeyres avec 87/100 en 264ème place, Clément Pichon 86/100 en 334ème place ont encore du travail à faire pour rejoindre le gotha de Bordeaux.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Divers
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Jeudi 4 juin 2009

Doit-on dire du mal ou du bien des critiques ?

Eux qui ne se privent pas pour dire ce qu’ils pensent en bien ou en mal des vins qu’ils analysent ainsi que des qualités et défauts supposés ou réels des vins et des propriétaires ou consultants .

Je comprends bien que le journaliste, le critique, fait son métier, mais souvent (pas toujours), son jugement est influencé par ses opinions et ça peut donner :

Vin rouge noir : bonne note

Vin rouge noir : mauvaise note

Bois neuf : bonne note

Bois neuf : mauvaise note

Vin concentré : bonne note

Vin concentré : mauvaise note

 

Chaque critique ayant d’ailleurs cette capacité à ne classifier que les crus qui ne sont pas trop connus  ou polémiques  (Pavie par exemple)

Prenons les 1ers crus 1855 par exemple :  pas besoin de lire les critiques , car tous sauf le Grand Jury Européen,  leur donnent les meilleures notes…

A l’époque des débuts de Valandraud, tous les critiques hormis Parker et Bettane avaient tendance à mettre les meilleures notes  aux 1ers et assimilés, même quand ceux – ci étaient pour le moins ratés ou insuffisants. Dans les millésimes ratés que sont 91- 92- 93 -94, il faudrait ressortir les notes de ces critiques et leur faire boire à l’aveugle à côté d’un bon challenger.

J’ai chez moi eu à organiser ce genre de dégustation et à part quelques pervers compétents capables de reconnaitre un bon vin et de mal le noter, tous les autres étaient capables de rétablir les vins réussis  par rapport aux ratés, même si après, au « débriefing » (comme le fait François Mauss), ces mêmes critiques trouvent des excuses aux icones qu’ils ont l’habitude de bien noter. Difficile en effet de se déjuger, de changer d’avis, surtout si le château très connu peut vous supprimer l’accès. (comme cela a  pu arriver à Jean Marc Quarin ou peut  être à Michel Bettane).

Tout le monde donc se met à utiliser la langue bordelaise du politiquement correct du « c’est intéressant » au « terroir » à « l’élégance » « du fruit » voire au « tendu » « minéral » (comme actuellement)

Il est vrai que tous, à 2 ou 3 exceptions près, essayent de bien faire leur boulot, avec leurs honnêtes règles et que certains sont devenus crédibles par la quantité de travail fourni et qu’ils ont eux aussi leurs clients qui se retrouvent dans leurs jugements, année après année (même si ce ne sont pas les miens).

Doit-on, comme le dit avec « humour » un de mes amis à propos des journalistes qui goûtent bien son vin et lui donne la meilleure note : « il goûte bien, il est très compétent »

(tel le négociant bordelais qui goûte bien la « marge »)

Doit-on continuer à offrir son vin aux critiques qui mettent systématiquement une mauvaise  note ? Dois-je arrêter, alors que tant de crus aimeraient avoir au moins ce que je considère comme une mauvaise note ?

Pourquoi si peu de journalistes vont ils sur le terrain visiter les vignes, le chai, voir les gens ? Alors que sans cesse ils vont et re-vont visiter ces 15 à 30 marques -châteaux-icônes .

 

Pourquoi si peu de curiosité ? Comme si toute les vignes se ressemblaient (Philippe Maurange sait voir quand les vignes sont désherbées, Quarin voit bien si les vignes sont jeunes ou vieilles), comme si tous les chais de vinification étaient propres et sentaient bon … Comme si toutes les caves d’élevage étaient sans odeur de moisi, de vieilles barriques, de champignons ! Comme ci toutes ces mises en bouteille étaient faites de la même façon, etc…

Pourquoi si peu de dégustations à l’aveugle ? de contrôle ? Manque d’argent, de temps, pas utile ?

Comment ne pas vouloir vérifier les langages  bio, les discours attendus, n’est ce pas leur métier que de chercher, de se remettre  en question encore et encore ?

Attention, ce que vous avez dit, écrit, c’est un peu comme nos bouteilles, il y aura peut être quelqu’un pour vérifier. !

 

Chaque fois que j’ai le sentiment d’avoir à faire à une critique injuste ou fausse, j’avais coutume de dire que si moi j’achetais ou faisais un mauvais vin, je prendrai un risque financier pour mon entreprise et que je ferai faillite, et qu’un journaliste ou critique qui se trompait pouvait lui aussi perdre ses lecteurs. Ce peut être plus long, moins grave, mais au final la crédibilité du critique peu subir les mêmes attaques que celles d’un cru 1855 !

La vérité est dans le verre.

 

La vraie question est surtout : est-il nécessaire de goûter un vin alors qu’on sait qu’on va mettre une mauvaise note et est-il normal de continuer à proposer notre vin à un dégustateur dont on sait à l’avance qu’il ne va pas aimer, soit réellement, soit politiquement, d’ailleurs.

Vive Bertrand Le Guern et son travail statistique qui met en relief les notes « erratiques ».

Ce qui n’empêche pas  d’ailleurs tel critique connu qui n’aime pas les vins concentrés, d’être sérieux  et très écouté par ses lecteurs qui partagent ses convictions et ses goûts.

Jacques Luxey me manque,  Grand Jury  Européen  est un peu dans son éthique mais  n’a pas le pouvoir qu’il mérite.

C’est ainsi.

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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Mercredi 3 juin 2009

Question de Dominique Lombard posée il y a quelques jours :

Bonjour M. Thunevin - allez-vous sortir Valandraud en primeurs cette annee et pourquoi?  Merci

 

 

J’en ai déjà parlé sur ce même blog.


Valandraud 2008  est vendu de manière plus classique - en direct pour des importateurs exclusifs ou protégés par pays et non plus par le système « libre » de la place de Bordeaux.
Vente déjà commencée donc dans de nombreux pays : Japon, Corée du Sud, Chine, Espagne, Hong Kong, Autriche, Allemagne, Suisse, Italie, Suède, Finlande, Liban, Québec, République Tchèque, France (en partie), USA (1 état) 

5491 bouteilles déjà vendues sur les 12000 qui seront en principe produites (comme en 1995, 1998, 2001, 2002, 2003)

En instance : Angleterre, Singapour, Brésil et le reste du monde !

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Primeur
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