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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /2010 11:17

Sur le site de Valeurs Actuelles, un article écrit le 22 octobre 2009, par Arnaud Folch est en ligne, son titre : « Pieds-Noirs, une blessure française ».

Il y a des blessures qui cicatrisent mal, je revois de temps en temps des pieds-noirs qui ont encore l’accent très caractéristique de notre Algérie, sans doute des actes de résistance hostiles à la mondialisation… Ce pourrait être un sujet du bac !


Cétait l'anniversaire de Murielle ce dimanche, 2 bouteilles de Pomerol : Latour à Pomerol 2006 dans un style classique que nous apprécions, c’est un bien bon vin, chargé de bons souvenirs (les caisses de 1967 achetées 3 francs 6 sous à l’Intendant lors de sa création et bues depuis longtemps...), et Bon Pasteur 2002 toujours aussi bon et paradoxalement un cru peu commenté. Merci Dany et Michel Rolland.

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 17:00

J’ai de temps en temps l’occasion de fréquenter des « nécrovinophiles », mot inventé par moi pour définir cet amour particulier et bizarre qu’ont certains amateurs  pour des vins à l’apogée dépassée et qui, morts depuis quelques temps, n’ont de vivant que le cercueil de la bouteille en verre,  et le bouchon en liège, à bout de souffle,  qui n’en peut plus d’attendre sa mise à mort !

Autant je peux comprendre l’intérêt historique, culturel – autant j’ai du mal à croire que l’on puisse avoir du plaisir à boire ou même à goûter à ces cadavres.

En effet, combien de bouteilles de vin gardées trop longtemps  finissent - mal - dans l’évier ? Car même le vinaigrier n’y trouve pas son compte.

Combien de ces vieux vins  gardés dont l’unique intérêt est d’être là pour remplir une « jolie cave » ou pour frimer ?

Ne sont pas Cheval Blanc 47 ou Mouton 45 qui veut parmi tous les 47 ou 45, et s’il y a des exceptions à tout règle, j’ai bien peur que ces amateurs de vins trop vieux n’aient oublié que l’exception c’est justement d’être exceptionnel !

Vous me direz, et c’est la seule excuse, tant qu’on a pas goûté, tant qu’on a pas ouvert, on ne sait pas ! Il y a parfois des miracles : je me rappelle, c’est vrai, cette bouteille de Lescours 1937 bue à plus de 50 ans d’âge, qui était extraordinaire.

Sans doute les liquoreux tiennent-ils mieux la route du temps. Et je ne conteste pas  qu’il y ait de grandes surprises, ce qui m’inquiète, c’est seulement ceux qui n’éprouvent  du plaisir qu’à boire ces vins trop vieux et qui, même quand ces derniers sont sérieusement morts, leur trouvent de l’intérêt. Tous les goûts sont la nature… comme les coups et les douleurs pour les masochistes !

Pour faire simple le vin a une naissance, une apogée et une mort, c’est ainsi et c’est pour ça qu’il nous parle tant : similitude avec notre vie humaine, sans doute.

 

J’admets facilement que l’on offre une bouteille de l’année de naissance, bouteille anniversaire, cadeaux pour signifier que l’on aime cette personne. J’ai moi aussi dans ma cave quelques bouteilles de 1955 pour Murielle, quelques bouteilles de 1951  pour moi et d’autres vieux millésimes que je préfère d’ailleurs souvent offrir qu’ouvrir. J’ai moi aussi eu des chocs à boire des bouteilles improbables, le seul aspect que je critique, je le répète, c’est ceux qui trouvent toutes  les qualités à ces vins qui sont de toute évidence finis, morts !

 

Bien entendu, ceux qui font commerce de ces antiquités ne sont pas à blâmer s’ils font bien leur travail. Après tout, ils ne sont que des commerçants qui répondent  à une clientèle en offrant ces vins aux apogées largement dépassées à une clientèle bien présente. Leur rareté et les prix atteints permettent de bien vivre de ces cadavres.

Il faut de tout pour faire un monde : des maternités et des cimetières.

 

Je dois avouer  que cet article était déjà écrit depuis quelque temps. J’ai évoqué ce sujet avec des amis, certains proches de cette addiction, mais c’est seulement à  la suite de la parution d’un article dans le dernier ou avant dernier numéro de la RVF, consacré à un collectionneur célèbre qui me cite avec fiel, que j’ai eu envie de poster ce billet sur mon blog aujourd’hui
Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 11:52

De retour d'une grosse semaine passée au Japon  avec plein de dégustations  de Bordeaux primeur 2009, avec à ma table mes vins plus Château Guiraud !

En tout, plus de 30 vins de Bordeaux étaient présentés avec le concours de Dominique Befve de Château Lascombes. Près de 1000 personnes en tout, juste grâce à notre plus ancien et fidèle distributeur, et avec eux des dégustations utiles : on pense à vendre ce qui, paradoxalement, n’est pas si courant lors de nos déplacements dits « de promotion ».

Et des repas... super bon au Silverado dans le quartier de Ginza, niveau 2 étoiles Michelin avec une clientèle chic, riche et décontractée, avec un fan de de mes vins, plein d’humour  et propriétaire de Aux amis 59 à Tokyo avec une vue à couper le souffle. Bien sûr aussi dans le restaurant de notre distributeur-importateur d’Osaka.

 

L’intérêt pour les 2009 est évident, même ici au Japon qui en a vu d’autres, des millésimes du siècle !

Ils sont curieux de l’évolution du marché chinois pour la cause supposée générée sur les prix cette année  et un peu aussi sur le fait qu’ils soient, à leurs yeux, un peu novices dans l’art du vin et la complexité de cette culture que le Japon a fort bien assimilée, « lui ».

Sinon, que de monde, que de monde dans les rues, partout. Que Tokyo est grand et comme ce pays mélange tradition et modernité avec facilité !

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Primeur
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