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Dans les vignes

Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 15:45

C'est parti pour les  vendanges à fond :  une équipe à Margaux, une équipe à Pomerol, une équipe à Saint Emilion et peut-être à Génissac.

La sérénité des derniers jours fait place à la fébrilité.

La maturité que nous avons tant attendue est enfin à portée de sécateur. Nos choix seront - ou ne seront pas  -  validés  par les vins obtenus dans les mois à venir.

Sommes-nous, comme l’a dit un œnologue célèbre de Libourne, dans un style 1990 ?

Moderne, c’est sûr et hélas avec de petits rendements, ça c’est encore plus sûr !

 

Le blog Terre de Lisse est déjà accessible… Une première pour le blog collectif de Fleur Cardinale, Rol Valentin, Valandraud, Pressac et Faugères.

 

Dans le dernier Paris Match, quelques pages sur les nouveaux chais de Saint Emilion : Faugères, Villemaurine, ceux en construction à Cheval Blanc et plus tard celui de La Dominique, et une bien belle photo du chai de Cos d’Estournel à Saint Estèphe.

L’architecture au service de l’agro tourisme et de la communication : tout le monde n’a pas la chance d’avoir le « spot » de Château de Pressac, ou le garage de Valandraud. 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 14:19

Je suis un peu provocateur mais quand même, c’est bizarre de penser que  lorsque Bordeaux vend ses 1ers crus et ses super-seconds et assimilés, soit moins de 20  vins  avec un prix professionnel 1ère tranche compris entre 120 et 500 euros pour le millésime 2009 et 3 ou 4 des icônes avec un prix entre 500 et 1000 euros, Bordeaux paraît cher à la diaspora des professionnels du vin mais lorsqu’il s’agit des 20 ou 30 (ou plus) grands Bourgogne vendus à des prix similaires, voire supérieurs, et là ....rien, pas un seul commentaire négatif.

 

Est-ce que la raison serait encore une fois la trop grande transparence  des prix de sortie à Bordeaux, le timing ? Le mode primeurs, les volumes ?

N’y a-t-il en Bourgogne que des crus plus petits que nos crus Rive Droite, l’autre rive possède, il est vrai de plus grandes propriétés, mais devraient elles pour autant limiter leur surface ?

 

Bons vins bus et vendanges 2010 chez nous.

 Vendredi à table avec des amis brésiliens : Fleur Cardinale 2004, Blanc de Valandraud 2006, Valandraud 2007, Hugo Calvet-Thunevin 2006, 3 Marie Calvet-Thunevin 2005, Maury 2007 Calvet-Thunevin et Fine Bordeaux de Valandraud (900 blles pour la 1ère mise)

 Samedi : Le Moulin 2002 Pomerol, Fleur Cardinale 2004, Pressac 2002 et 2008.

 

Les  vendanges démarreront à grande échelle demain. Cette attente des vendanges fait l’effet de ce calme avant la tempête, angoissant.

En effet, nous sommes déjà le 11 octobre et il y a  seulement 1 hectare ramassé à Pomerol au Clos du Beau Père, 2 hectares de jeunes vignes à Fronsac à Haut Mazeris, 3  hectares à Saint Emilion à Prieuré Lescours et 2  hectares à Lalande de Fronsac chez ma fille, au Domaine Virginie Thunevin.

Ça fait peu, sachant que cette semaine on devrait faire notre jeune vigne de Malbec à Saint Etienne de Lisse, et sans doute la moitié de nos merlots vieux à Clos Badon-Thunevin, les merlots de la plaine,  1 hectare à Lalande de Pomerol. Peut être une peu de Haut Mazeris, tout cela dépendra de l’évolution de nos raisins, de l’effet de la pluie de dimanche et des réflexions sur les avantages et les inconvénients à attendre encore, et ce n’est pas de la philosophie.

Fleur Cardinale n’a pas encore commencé, La Dominique a fini ses merlots, mais il reste encore partout ou presque les cabernets.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 14:51

Comment être vous-même explicite en sortant 2 lignes d’un article de son contexte ?

 J’ai, à l’inverse de vous, Laurent, un goût très similaire à celui de Robert Parker et pour autant je peux, dans la même phrase dire qu’il est tout aussi proche de celui de Michel Bettane , mais très différent du vôtre. Ce qui ne m’empêche pas de lire vos commentaires car votre vision du vin, même très différente de la mienne et de mes « gourous » m’est utile pour mieux faire mes métiers de propriétaire, négociant et consultant !

 

Télévisions :

Hier, toute la journée passée avec des télévisions. Le matin une télé japonaise dont le sujet principal était Léo Shinohara, Caroline et son aventure dans le vin avec son cru Clos Léo et sa cuvée Caroline faits en Côtes de Castillon et le potentiel millésime 2010 est vraiment très grand.

L’après midi a été passé avec une télévision suisse  pour voir les vendanges 2010  et parler du millésime 2009.

Nos vendangions quelques parcelles à Haut Mazeris, le cadre enchanteur de Fronsac permet de belles images et les raisins sont toujours aussi bons… à manger : un vrai régal de roi !

 

Ensuite, avec cette équipe, direction le château Angelus à Saint Emilion avec ma casquette de négociant-ami. Une troupe immense sous un chapiteau était en train d’érafler les grappes à la main, un travail titanesque qui m’a fait rajeunir et me rappeler nos débuts à Valandraud.

Des raisins encore retriés sur des tables vibrantes, à la mise en cave, un vrai caviar. Le top du top du raisin d’un grand terroir, ça va encore ici faire un immense vin, il est vrai  que Angélus est l’un des crus les plus réguliers dans la qualité depuis plus de 20 ans.

Dégustation du 2009 : j’ai bu tout mon verre, tant il est difficile de recracher un vin aussi bon. C’est Hubert de Bouard de Laforest qui recevait l’équipe de  télé, et là aussi des visites de chinois en même temps, preuve s’il en était besoin, de l’intérêt que la Chine porte à nos vins de Bordeaux.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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