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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 16:32
Le Monde - Parker

J’ai lu un gros article paru dans Le Monde du 22 juillet 2016, sur Robert Parker, avec ce titre « Robert Parker, le critique de vin le plus craint au monde ».

A lire surtout pour ceux qui ignorent encore qui est Robert Parker, pour les autres, rien de neuf en fait car il semble peu avoir répondu aux questions de la (des ?) journalistes ou peut- être n’y a-t-il pas eu de questions ?

2 lignes sur Valandraud, étant donné le peu de crus cités, c’est pas mal !

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Divers
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mauss 26/07/2016 11:26

Incontestablement Parker a eu un rôle majeur au XXème siècle qui peut se résumer ainsi, (en attendant que d'ici quelques décennies une étude complète sur son action soit écrite par un doctorant amoureux du vin) : il a poussé les vignerons à faire mieux.
Si cette influence a été évidente et profitable pour le bordelais et la côte ouest américaine, pour le Rhône et autres régions produisant essentiellement des vins rouges, il y a quand même bien des régions, surtout en vins blancs, où son influence a été mineure sinon nulle.
Bien qu'Emile Peynaud avait souligné avant lui la nécessité des maturités, c'est Parker qui a imposé cette règle. Peut-on dire que cela a, quelque part, uniformisé le style des vins, particulièrement à Bordeaux ? Peut-on dire que sa façon de commenter les vins avec la simplification de la note sur 100 a suscité un intérêt d'achat pour de nouvelles générations avec en conséquence des augmentations de prix qui ont permis des créations de nouvelles fortunes ? Peut-on dire que son action, volens nolens, a nivelé, dans certaines AOC, le style des vins ?
Toutes ces questions et bien d'autres mériteront des études objectives tant il est vrai que ceux qui abordent ces points n'ont pas toujours le recul nécessaire à de justes évaluations.
Et il ne faudra pas oublier à quel point le contexte de son émergence et de son influence a été tributaire de circonstances spécifiques :
- il a été longtemps le seul à décrire les vins sans qu'il y ait eu quelque part, directement ou non, un financement venu des propriétés. Ce sont ses lecteurs qui l'ont financé… et bien !
- il a commencé à un moment où le monde du vin se limitait pratiquement, surtout en volume, à la région bordelaise. De nos jours, aucun individu ne peut sérieusement envisager de pouvoir critiquer tout ce qui se fait de bien en matière de vins dans le monde. Il faut des équipes.
- il est venu sur le marché en langue anglaise à un moment où la critique anglaise se regardait le nombril et où les critiques d'autres langues n'ont pas su prendre le virage de la traduction, sachant tous qu'un américain ne donne pas une priorité à l'apprentissage du français, de l'espagnol ou de l'allemand.
Evoquer ces circonstances positives ne doit pas passer pour une relativisation de son action et de son influence car ce qui doit rester avant tout : c'est sa formidable capacité de travail que personne, dans ce domaine, n'a pu égaler.
In fine, on peut dire aussi que sa fréquentation, la lecture de ses notes, de ses livres, a permis à plusieurs générations d'amateurs d'apprendre à mieux appréhender le vin, à y porter plus d'attention, bref : à acquérir une certaine indépendance de jugement.
Et n'oublions jamais qu'il a toujours eu un amour de la France depuis ses débuts strasbourgeois et son indéfectible passion pour la "vraie" cuisine, celle de l'Ami Louis. Oui, il a la légion d'honneur, oui, il peut en espérer un grade supérieur : ce serait justice !
:-)