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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 16:00

La campagne primeur se termine, l’occasion de faire un peu le point sur ce genre de grand millésime 2015 qui a donc vu des vins très réussis Rive Droite, Graves et Margaux en particulier. Les prix en hausse étant souvent très inférieurs à ceux des 2009 et 2010, certains vins – sans doute 30 % - ont très bien fonctionné car achetés par le négoce bordelais, revendus par celui-ci aux exportateurs qui eux-mêmes ont pu vendre avec profit aux clients finaux. Ensuite, sans doute encore 30 % achetés par le négoce bordelais pour stock ou revente en livrable aux importateurs. Et bien sûr, il reste 40 % de vins qui n’ont pas trouvé totalement des débouchés à bordeaux ou qui se sont trouvés bradés sans marge à cause d’une demande de prix irréaliste…. Mais on ne sait souvent que c’est irréaliste que lorsque ça ne marche pas, mais ça, c’est pas nouveau.

Quelles conclusions simples retenir ? Certaines marques ont incontestablement marqué cette campagne par leur demande très très supérieure à l’offre, ces marques seront fortes même si l’année prochaine se trouve être un millésime moyen, je pense à Canon, Pape Clément, Vieux Certan et quelques autres dont les brokers anglais annoncent sur leur tarif « sold out ».

Les notes des journalistes étant annoncées comme plus si importantes pour le marché ont encore prouvé que le marché ne pouvait pas s’en dispenser et il n’est pas possible cette année de contester le pouvoir de Neal Martin, James Suckling et du Wine Spectator qui ont fait bouger plein, plein de caisses. Et sans doute que René Gabriel, Antonio Galloni et le Wine Enthusiast ont confirmé aux acheteurs quels vins étaient les réussites du millésime.

De mon côté, en tant que négociant, j’ai bien conscience qu’il est difficile de faire ce métier tant les allocations de vins demandés sont réduites ou dirigées vers les 5-10 grands négociants de la place de Bordeaux.

Et pour ce qui est de la mise en marché de Valandraud rouge et blanc et de Virginie de Valandraud rouge : réussite plus que parfaite. J’ai manqué de vins et vive le système du négoce bordelais, des petits négociants comme des grandes maisons, et celui des courtiers qui ont fait du bon travail pour mes crus.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
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