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Jean Luc Thunevin

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:01
Quarin et les Bordeaux 2005

Y a-t-il un rapport, y a-t-il une cause qui fasse que ce critique, dans sa dernière dégustation à l’aveugle des vins du millésime 2005, puisse tant remettre en cause toutes ses dégustations précédentes , trouvant mauvais presque tous les vins de la rive droite et préférant nettement ceux de la rive gauche ?

Etait-il seulement capable de se poser les questions qui viennent à l’esprit quand les résultats d’une dégustation sont si différents tout d’un coup ?

Bien entendu sur 50 vins, 25 rive gauche bien meilleurs que 25 rive droite, cela ne peut pas être du hasard : le stockage ? les bouchons ? la température de service ou les décanteurs ?

Alors ? Alors ?

Si c’est bien la vérité, c’est qu’il s’est trompé toutes ces années. Sa compétence pourra être mise en jeu …. Impossible. Alors c’est que les vins de la rive droite sont issus de technologie différente, de terroirs moins aptes, voire que la réussite du 2005 est moins bonne en rive droite qu’en rive gauche ? Peut- être aussi la posture choisie volontairement ou pas, de prendre une position radicalement opposée à celle de Parker qui a, lui, encensé le 2005. Alors, Quarin, bien meilleur critique que Parker ?

Mais, c’était une dégustation avec un public, lui aussi d’accord ces jours là sur la suprématie des rives gauche et de la misère des rives droite. Dégustation à l’aveugle, public du même avis, ceci est irréfutable. Quarin 100, Parker 50 !

Ceci ne peut pas me satisfaire, j’aime les critiques qui ont en partie fait ce que Valandraud est devenu ; ne pas mordre la main vous nourrit.

Alors ? Et bien, cette dégustation n’était pas une vraie dégustation à l’aveugle, pas aussi sérieusement organisée que ce que fait par exemple, le Grand Jury Européen de François Mauss. « Comment ? Pourquoi contester ? Cher ami, je vous affirme que c’était à l’aveugle, il y a des témoins ! »

L’organisateur et Jean Marc Quarin ont juste oublié de faire goûter ces vins ensemble, le même jour, mélangeant les rive droite et les rive gauche. En effet, c’était jour «fleur » pour la rive gauche et jour « feuille » pour la rive droite. Cela me fait comparer cela à ces dégustations très bien, trop bien, organisées en Angleterre par les marchands anglais et quelques critiques de poids comme Jancis ou Neal. Là aussi, on ne mélange pas les appellations, comme si l’on voulait avoir un avis différent de Parker ou pour dire aussi que ceci est meilleur que cela. Dans ces dégustations à l’aveugle on ne mélange pas les torchons et les serviettes, les 1ers crus sont notés entre eux, pas de risque que Ducru, Pape Clément ou Angélus aient une meilleure note que les 1ers.

Voilà un grand commentaire pour, moi aussi , donner mon avis sur un dégustateur et une dégustation.

La vraie dégustation à l’aveugle, c’est d’avoir les mêmes conditions de pression atmosphérique, le même taux d’humidité, de temps clair ou perturbé pour tous les vins, et si une dégustation avait trop remis en cause mes avis précédents, j’aurai essayé de comprendre, de re-goûter ces quelques vins que j’ai si bien aimé, noté, précédemment, pour voir s’il n’y avait pas une raison à cela.

A moins que cela soit simplement fait pour avoir un avis différent de celui de M. Parker, ce que je peux comprendre.

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Published by Jean Luc Thunevin
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commentaires

mauss 12/11/2015 17:27

Grosso modo, Monsieur Istanbul, ce que vous dites c'est que les jeunes générations sont nettement moins attirées par les étiquettes dont le prix approche leurs revenus mensuels et ont moins que les "anciens" ce besoin de mettre sur table des prestiges plutôt que des qualités. Car oui, et cela c'est bien nouveau, on trouve des qualités remarquables à un dixième du prix de ces ténors. C'est là tout le problème : les grands sont toujours grands, mais ce qui s'est passé, c'est que les "petits", les "moyens" sont devenus - qualitativement parlant - excellents, ont fait des progrès remarquables.
Et comme je le répète systématiquement : quelque soit le vin mis sur table dans un millésime même vieux de 30 ans, je vous trouverai toujours, à l'aveugle, un cru nettement moins cher qui sera aussi bon sinon meilleur.
Il y a eu des vins immenses à Bordeaux. Il y en a encore et les 2015 le montreront. Mais là où il n'y avait pratiquement rien il y a 30 ans en Piémont ou Toscane, par exemple, il y a de quoi tartiner à l'aise des classés. Et, que Bordeaux comprenne qu'aujourd'hui il est nettement plus facile d'accéder à ces crus.
In fine, à titre perso, une bouteille valant plus de € 200 (c'est courant à Bordeaux) incapable de m'enthousiasmer ou qui montre un chouilla de problème, ça, je n'aime plus du tout. Mettre à l'évier un liquide ayant coûté € 10 ne fait pas le même effet que d'y mettre un jus de € 100. C'est compréhensible non ?

Jose M. -Istanbul 12/11/2015 15:22

Evidemment , tout cela pourra finir par nous faire douter de l'existence de grands vins . Car un vin ,pour “bien se presenter” à une degustation dix ans après sa production, doit deja franchir avec succès tous les obstacles des bouchons , des conditions de conservation et des temperature de service … Mais voilà, si un jour j , beaucoup de vins sont bons et un jour j+1 (presque) tous les vins sont médiocres , alors pourquoi dépenser tant d'argent et d'effort pour ces grands vins , dont on ne peut savoir s’ils seront, le jour venu, dans le verre, grands ou médiocres ? Ne serait-il pas plus raisonnable de se faire plaisir avec des vins moins prestigieux ? On sait désormais qu'avec l'amélioration des connaissances œnologiques ces trente dernières années ,il y en a beaucoup de vraiment excellents . Et si on tombe sur un mauvais jour ou une mauvaise bouteille ,eh bien , on n'aura qu'une légère frustration. Mais comportement remettrait en cause tout un modele économique du "vin de luxe" qui a explosé depuis le début des années 2000.
Certes les amateurs de plus de 50 ans ,qu'on pourrait appeler “la Génération Parker" donneront plus d'une chance ,plus d'une dégustation décevante a l'aveugle ou pas, aux vins dont ils rêvaient quand ils ont commencé a s'intéresser au vin et à lire Parker . Mais les moins de 30 ans qui se moquent de Parker (des “vins de vieux”...) comme de leur premier tire-bouchon , qui se passionnent davantage pour l' aventure d’un jeune producteurs, pour de nouvelles régions ou des cépages méconnus , et bien , ceuc-ci risquent bien de laisser les vins de prestige sur le bord de la route ... Il est à souhaiter que les producteurs intelligents et “en pointe” comme Monsieur Thunevin avec l'aide des chercheurs s'intéressent a toutes ces causes qui font qu'un de leur grands vins puisse trop souvent se montrer en petite forme . Et s'ils trouvent la plupart de ces causes et s'y attaquent résolument , y compris en fournissant ,s'il le faut, un calendrier des bons et mauvais jours pour la dégustation s'il y a une base sérieuse pour l'existence de “jours fleur et feuille”, il y a des chances pour que la génération suivante continue de rêver à leurs vins , et à accepter de payer les prix qui vont avec une qualité stable qui n'apparaîtra plus comme un yo-yo incompréhensible.

Jose M. -Istanbul 12/11/2015 15:22

Evidemment , tout cela pourra finir par nous faire douter de l'existence de grands vins . Car un vin ,pour “bien se presenter” à une degustation dix ans après sa production, doit deja franchir avec succès tous les obstacles des bouchons , des conditions de conservation et des temperature de service … Mais voilà, si un jour j , beaucoup de vins sont bons et un jour j+1 (presque) tous les vins sont médiocres , alors pourquoi dépenser tant d'argent et d'effort pour ces grands vins , dont on ne peut savoir s’ils seront, le jour venu, dans le verre, grands ou médiocres ? Ne serait-il pas plus raisonnable de se faire plaisir avec des vins moins prestigieux ? On sait désormais qu'avec l'amélioration des connaissances œnologiques ces trente dernières années ,il y en a beaucoup de vraiment excellents . Et si on tombe sur un mauvais jour ou une mauvaise bouteille ,eh bien , on n'aura qu'une légère frustration. Mais comportement remettrait en cause tout un modele économique du "vin de luxe" qui a explosé depuis le début des années 2000.
Certes les amateurs de plus de 50 ans ,qu'on pourrait appeler “la Génération Parker" donneront plus d'une chance ,plus d'une dégustation décevante a l'aveugle ou pas, aux vins dont ils rêvaient quand ils ont commencé a s'intéresser au vin et à lire Parker . Mais les moins de 30 ans qui se moquent de Parker (des “vins de vieux”...) comme de leur premier tire-bouchon , qui se passionnent davantage pour l' aventure d’un jeune producteurs, pour de nouvelles régions ou des cépages méconnus , et bien , ceuc-ci risquent bien de laisser les vins de prestige sur le bord de la route ... Il est à souhaiter que les producteurs intelligents et “en pointe” comme Monsieur Thunevin avec l'aide des chercheurs s'intéressent a toutes ces causes qui font qu'un de leur grands vins puisse trop souvent se montrer en petite forme . Et s'ils trouvent la plupart de ces causes et s'y attaquent résolument , y compris en fournissant ,s'il le faut, un calendrier des bons et mauvais jours pour la dégustation s'il y a une base sérieuse pour l'existence de “jours fleur et feuille”, il y a des chances pour que la génération suivante continue de rêver à leurs vins , et à accepter de payer les prix qui vont avec une qualité stable qui n'apparaîtra plus comme un yo-yo incompréhensible.

Jose M. -Istanbul 12/11/2015 15:22

Evidemment , tout cela pourra finir par nous faire douter de l'existence de grands vins . Car un vin ,pour “bien se presenter” à une degustation dix ans après sa production, doit deja franchir avec succès tous les obstacles des bouchons , des conditions de conservation et des temperature de service … Mais voilà, si un jour j , beaucoup de vins sont bons et un jour j+1 (presque) tous les vins sont médiocres , alors pourquoi dépenser tant d'argent et d'effort pour ces grands vins , dont on ne peut savoir s’ils seront, le jour venu, dans le verre, grands ou médiocres ? Ne serait-il pas plus raisonnable de se faire plaisir avec des vins moins prestigieux ? On sait désormais qu'avec l'amélioration des connaissances œnologiques ces trente dernières années ,il y en a beaucoup de vraiment excellents . Et si on tombe sur un mauvais jour ou une mauvaise bouteille ,eh bien , on n'aura qu'une légère frustration. Mais comportement remettrait en cause tout un modele économique du "vin de luxe" qui a explosé depuis le début des années 2000.
Certes les amateurs de plus de 50 ans ,qu'on pourrait appeler “la Génération Parker" donneront plus d'une chance ,plus d'une dégustation décevante a l'aveugle ou pas, aux vins dont ils rêvaient quand ils ont commencé a s'intéresser au vin et à lire Parker . Mais les moins de 30 ans qui se moquent de Parker (des “vins de vieux”...) comme de leur premier tire-bouchon , qui se passionnent davantage pour l' aventure d’un jeune producteurs, pour de nouvelles régions ou des cépages méconnus , et bien , ceuc-ci risquent bien de laisser les vins de prestige sur le bord de la route ... Il est à souhaiter que les producteurs intelligents et “en pointe” comme Monsieur Thunevin avec l'aide des chercheurs s'intéressent a toutes ces causes qui font qu'un de leur grands vins puisse trop souvent se montrer en petite forme . Et s'ils trouvent la plupart de ces causes et s'y attaquent résolument , y compris en fournissant ,s'il le faut, un calendrier des bons et mauvais jours pour la dégustation s'il y a une base sérieuse pour l'existence de “jours fleur et feuille”, il y a des chances pour que la génération suivante continue de rêver à leurs vins , et à accepter de payer les prix qui vont avec une qualité stable qui n'apparaîtra plus comme un yo-yo incompréhensible.

mauss 11/11/2015 04:15

Et il y aurait tant d'autres choses à dire sur les conditions minimales que doit avoir une dégustation à l'aveugle, tel que le protocole que nous avons pris comme référence pour nos dernières sessions du GJE et notamment celle de Lascombes ou celle qui se faisait en deux temps : d'abord pure aveugle ensuite avec indication des noms pour voir le "poids" de l'étiquette.
Il devrait être évident pour tout critique que 99,99 % des amateurs ne savent même pas ce que c'est la rive droite par rapport à la rive gauche. C'est Bordeaux. Point.
Même si Bordeaux le pleure, il faut aussi reconnaître que Parker, coincé là par des obligations contractuelles mises en forme par le nouveau propriétaire, n'est plus vraiment la référence ayant un poids certain dans les valorisations financières des vins.
Les paquets de 100/100 qu'il est en train de mettre un peu partout décrédibilisent sensiblement ses notes. Il n'a tout simplement pas su sortir du système avec élégance. Il suffit d'écouter les propriétaires bordelais qui ont été avec lui en Asie l'an dernier pour un superbe foutage de gueule niveau organisation (service des vins, commentaires, températures et cie).
Le monde de la critique n'a plus du tout le rôle et la puissance qu'il avait des années 80 aux années 2000. La Table Ronde qu'on a eu à Villa d'Este était plus qu'éloquente sur ce plan, comme le montrera la vidéo prise samedi dernier.
On est en train de changer de logiciel dans la communication du vin, et s'accrocher en pleurnichant au départ de Parker, c'est laisser d'autres régions avoir un dynamisme propre capable de comprendre que le système a changé.
C'est pas gagné pour Bordeaux. Combien de propriétaires lisent très régulièrement ce qui s'écrit sur le site de Squires, sur Wineberserker et autres ? Qui a fait la liste complète, à jour, des 100 /100 Parker et alors a piqué un fou-rire magistral en voyant des stupidités rares comme une quasi absence d'immenses vins bourguignons, mosellans, alsaciens, de la Loire ?
On est vraiment dans du n'importe quoi !
Attendons de voir comment Vialette, qui reprend mes activités du GJE, va mettre en place ce projet véritablement international dont les principes de fonctionnement sont gravés via une société d'audit suisse reconnue mondialement.
Lire des critiques se copiant mutuellement et de plus en plus mal, cela dépasse le navrant pour devenir d'un ridicule absolu !