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Dégustation

Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /2009 11:45

Vins bus à la maison, sur la cuisine de Mumu, durant Vinexpo :

 

Blanc de Valandraud N°1  2008 (échantillon en cours d’élevage)

Calvet Thunevin Maury 2004, toujours aussi bon

Quintessence de la Coume del Mas 2001  Banyuls, délicieux

Tenuta Di Trinoro 2007, la puissance dans un gant de velours

Syrah 2007 Enira, vin de Bulgarie qui va décoiffer dans les dégustations à l’aveugle. Marc Dworkin m’avait dit d’attendre quelque temps avant d’ouvrir cette bouteille, je n’ai pas pu tant il avait excité ma curiosité (et puis attendre quoi ?)

Corton Charlemagne 1994 des domaines Leroy, bouteille n° 766 sur 1152 ! Encore un peu jeune, c’est dire le niveau de ce vin !

Trotanoy 1989 en magnum, le dernier de ma cave, l’un de nos vins préférés et dans un millésime très réussi en « rive droite ».

Comme quoi, même quand on a ouvert et bu une grande bouteille, le danger –ô combien agréable – est d’ouvrir encore mieux, et c’était le cas avec ce magnum de Pétrus 1989 tout simplement le grand vin de Pomerol et il y avait pour le boire, de vrais amateurs habitués aux meilleurs vins du monde. Dommage que je n’en ai plus et c’est vrai qu’en magnum les vins sont meilleurs !

Valandraud 2005 bien sûr bon, mais difficile de passer après.

 

Staglin Chardonnay 2006, bon vin

Marcassin 2003 Chardonnay californien, j’aime les vins plus « légers », « minéraux »

Y d’Yquem 2006, vin tellement différent de ce qui se fait  à Bordeaux ou ailleurs

Fleur Cardinale 2005 qui est bien sûr, plus que bon

Valandraud 2005 encore -  c’était la série des 2005

Staglin Cabernet Sauvignon 2005, californien mais pas trop, presque bordelais dans le style.

Pétrus 1971, j’attendais l’occasion de boire cette bouteille, parfaite réussite dans ce grand millésime. Un grand Pétrus à maturité. Cette bouteille – avec Pétrus 1955, sont les 2 vins qui ont fait que l’on a compris, il y a maintenant plus de 30 ans, qu’il y avait le vin et les grands vins ( c’est une longue histoire)
A Porto, Quinta do Infatado 1995, encore un bon vin au prix plus qu’avantageux

 

Les autres repas étaient ceux de la Jurade à Saint Emilion, celui de Ducru Beaucaillou avec de superbes 1961 et 2008, et la fête de la fleur au château d’Issan.

 

Pendant Vinexpo, j’ai revu avec plaisir plein d’amis ou de veilles relations comme Gilles du Pontavice, Jacques Salée et Jo Gryn. Plein d ‘articles de presse sur nos vins et plein de contacts avec les anciens et nouveaux clients.

Cette semaine, il faut rattraper la semaine passée à Vinexpo et faire la mise en marché de Pingus, Flor de Pingus et Psi.

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 14:23

Premiers résultats de la dégustation des 2006 du Grand Jury Européen, tels que publiés par François Mauss dans son récent commentaire sur mon blog :


Comme je vais avoir un peu de retard sur le rapport complet de la session, eu égard à l'opération spéciale faite au Laurent (sur blog GJE et blog perrin), voici les vins qui ont au moins 5 étoiles dans le classement final officiel :

Pessac-léognan    Pape Clément    ******
Saint-julien    Léoville las Cases    *****(*)
Pauillac    Mouton Rothschild    *****(*)
Saint-estèphe    Lafon - Rochet    *****(*)
Margaux    Prieuré - Lichine    *****(*)
Pomerol    Rouget    *****
Moulis-en-médoc    Branas Grand-Poujeaux    *****
Pessac-léognan    Haut-Brion    *****
Médoc    Haut-Condissas    *****
Médoc    Tour Blanche    *****
Pauillac    Le Petit Mouton    *****
Saint-émilion GCCB    Pavie    *****
Margaux    Lascombes    *****
Pessac-léognan    Branon    *****
Fronsac    Haut-Carles    *****
Pessac-léognan    La Mission Haut-Brion    *****
Saint-julien    Beychevelle    *****
Pauillac    Pontet-Canet    *****
Margaux    Palmer    *****
Margaux    Confidence    *****
Saint-estèphe    Cos d'Estournel    *****
Pomerol    La Violette    *****
Pessac-léognan    Domaine de Chevalier    *****
Haut-médoc    La Tour Carnet    *****
Pomerol    La Fleur de Gay    *****
Saint-émilion GCC    Monbousquet    *****
Pessac-léognan    De Fieuzal    *****
Saint-émilion GC    Valandraud    *****
Saint-émilion     La Mondotte    *****
Haut-médoc    La Lagune    *****
Saint-julien    Léoville-Poyferré    *****

 

Pape Clément premier -  ça devient habituel, Fombrauge gagnant de la Coupe de Grands Crus de Saint Emilion, Bernard Magrez peut être fier.

Je sais bien que les dégustations à l’aveugle ne font pas tout dans l’appréciation réelle d’un vin, mais le fait de concourir donne déjà un signe quand le vin arrive bien ou mal. A chacun d’interpréter avec mesure ces classements, en tout cas  c’est en ayant régulièrement  les meilleurs résultats que Pape Clément, Pavie, Pontet Canet, Ducru Beaucaillou, Angélus et d’autres font de leur marque une grande marque.

On disait, et on dit encore à Bordeaux « super second » (= La Mission, Las Cases, Palmer..), et la concurrence est rude.

Rien à voir, mais il me vient une petite réflexion à propos de crus obstinés à être meilleurs que Pétrus. A trop vouloir le  prouver on fini  par prouver son contraire. Il n’y a jamais eu chez moi, concernant Valandraud, l’idée d’être meilleur que tel ou tel cru, mais simplement d’être régulièrement dans les meilleurs et de mériter la place qui m’était accordée par Bettane, Parker, Gabriel ou Jancis Robinson ou plein d’autres et de justifier ainsi ( pour des raisons pas très catholiques) les prix demandés et souvent obtenus !

 

Invité à manger hier soir  par un couple d’amis sur la terrasse de Plaisance, pour partager ce bon moment avec les amis canadiens de Annie et Francis Goulée.

Vraiment un bon repas, avec l’ambiance du soir,  ce petit vent rafraichissant et le cadre magnifique du village de Saint Emilion à nos pieds. Les amis charmants et le repas plus que bon méritait largement les louanges lues ici ou là. Cuisine inventive et surtout gouteuse, ça m’a donné envie d’y être invité plus souvent

Petit bémol : les fauteuils sur la terrasse sont jolis mais peu confortables pour mon petit dos fragile lors d'un repas qui a duré de 20 h 30 à 23 h 30 facile.

Quelques vins dont j’ai oublié les millésimes (peut être 2006) Couhins – Lurton, un Riesling, Monbousquet blanc 2007 (amande amère ?), un Canon La Gaffelière 2004 qui, d’un peu austère à l’ouverture est devenu bon à l’aération,  une syrah de Faugères en Languedoc commandée en dernier et qui hélas m’a paru végétale. Mais sans doute ne suis-je pas dans « l’air du temps », et pour éviter les polémiques inutiles, il s’agit bien uniquement  de mon goût et celui de Murielle (et pour le nom, voyez vous-même).

Il est surprenant pour moi que quelques crus de cette belle région puissent réaliser des vins avec des raisins pas mûrs et d’arriver de plus à y rajouter des bretts.

Denis Dubourdieu a encore du pain sur la planche pour ce qui est des bretts et Michel Rolland ou Claude Gros aussi, pour ce qui est de la maturité.

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 14:21

 

David Schildknecht a fait un travail considérable, passant son temps à voir les propriétaires et à goûter les vins du Languedoc et du Roussillon.

Les titres : The best of values in the worst of times pour le Languedoc et Pushing the envelope along  France’s frontier pour le Roussillon,  avec 659 vins notés et commentés

David Schildknecht a donné ses commentaires et ses notations et il y aura sans aucun doute plein de commentaires sur son travail par les propriétaires, les vinificateurs et bien entendu ses collègues critiques et surtout les amateurs de  ces vins. Il sera difficile en tout cas de dire à David qu’il représente le goût « supposé » de Parker pour les vins riches, concentrés et boisés, alors que David aura, à mon humble avis, privilégié la mouvance « anti-Parker » des vins bio, sur la fraicheur, voire même pour certains la sous-maturité. Heureusement et c’est ça qui est bien avec David même si cela peut paraitre difficile à comprendre pour les esprits cartésiens, David a aussi bien noté les vins de l’école « moderne classique » que les nôtres, ceux de Claude Gros, de Chapoutier ou d’autres encore.

 

Donc, merci pour ces commentaires qui, je pense, seront suivi de bien d’autres et qui, au final, feront de cette région et surtout du Roussillon une grande région viticole avec la crédibilité mondiale qu’apporte le Wine Advocate de Robert Parker.

Les prix, à part peut être une poignée de vins, sont compris entre 6 et 30 euros pour le consommateur en Europe, et 15 à 50 dollars aux USA.

 

Egalement notés, pour l’Espagne : Pingus 2006  99 points et Flor de Pingus 2006 94 points

 

Dans ce même numéro du Wine Advocate, Parker lui-même renote les 1982 et 1990 des grands Bordeaux qui avaient été bien notés par lui à l’époque (120 vins)

1982 : début, tout début de Parker (et Rolland)

1990 pour moi, les débuts de la « modernité » bordelaise.

Château La Dominique 1982  93 points

Château La Dominique 1990  92  points

 

Je suis heureux de voir confirmer les bonnes notes pour le Château La Dominique (je n’y étais pour rien mais Michel Rolland était déjà le consultant de cette propriété).

Les vins notés et goûtés ont été conservés dans de très bonne conditions de stockage, c’est impératif pour des vins que l’on veut consommer après 20 ou 30 ans.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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