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Dégustation

Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 10:49

Visite et dégustation très importante organisée pour notre partenaire coréen,  notre client -négociant bordelais, l’intermédiaire- courtier bordelais, l’acheteur coréen et son boss.

Visite des propriétés de Saint Emilion, du chai de négoce de  Saint Magne, dégustation à L’Essentiel des vins susceptibles de les intéresser et repas à la maison où, en plus du Clos du Beau Père 2006  très très réussi et de la rare cuvée Axelle de Valandraud 2000, j’ai servi à l’aveugle 2  autres vins à nos invités :

Carafé juste 20 minutes avant de servir, et personne n’a trouvé le millésime sauf le boss coréen. Comme quoi il n’est pas amateur de vin pour rien.

Difficile de trouver donc mais c était bien 1998. Etait ce le vin de droite ou celui de gauche qui était Valandraud ? 3 disent gauche, 2 disent droite. C’était la carafe de droite.

Tous disent rive droite pour l’autre vin… c’était rive gauche  et Mouton Rothschild 1998 !

Difficile, très difficile les dégustations à l’aveugle ! Heureusement, les 2  vins étaient bons. Le but pour moi n’étant pas de prouver que  Valandraud est meilleur ; la plupart des dégustations à l’aveugle organisées chez moi, à l’inverse de ce qui se fait souvent ailleurs (je ne citerais pas de nom…), n’ont pas pour but que Valandraud en sorte classé premier , ce qui est facile si on organise bien la dégustation – mais  simplement de prouver que Valandraud, même à l’aveugle, tient la route et peut largement être comparé aux premiers crus et assimilés, et même être souvent dans les mieux notés. Aujourd’hui, le prix de Valandraud, inférieur à celui des premiers, le rend du coup attractif, et comme le disait notre ami négociant bordelais présent, fait de Valandraud un  vin statutaire, assez rare et cher pour offrir une alternative aux premiers crus cultes et souvent très chers .

La présentation faite en Corée pour Valandraud fera appel, ni à « Cinderella Wine » utilisé au Japon, ni à « garage wine » utilisé aux USA, mais à « Boutique Wine ». Vive la Corée !

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 17:00

(je parlerai de la fête et de la Jurade plus tard)

 

Vendredi 19, toujours avec notre groupe d’américains distributeurs et clients new yorkais : le matin, visite de notre chai de stockage et d’expédition à Saint Magne de Castillon où l’on comprend que l’entreprise ressemble à quelque chose quand on voit toutes ces comptables, secrétaires, logisticiens et employés de chai s’affairer et toutes ces commandes prêtes à partir aux 4 coins du monde.

Ensuite, visite – dégustation du 2006 au château La Dominique, repas rapide au restaurant de La Cadène avec comme bons vins La Clotte 2001 et Fleur Cardinale 2004.

 

L’après midi, visite de notre propriété Fayat-Thunevin à Pomerol où se fait actuellement la mise en bouteille du millésime 2006, fort réussi en Pomerol et en Lalande de Pomerol. Visite en suivant du Clos du Beau Père et du Domaine des Sabines dont le 2006 vont bientôt être mis en marché.






Après, direction Château de Carles pour une dégustation des millésimes 2004-2005-2006 en Château de Carles et Haut Carles qui font déjà partie du portefeuille de représentation de nos amis américains.

A l’Essentiel, dégustation de plus de 10 nouveaux vins pour essayer d’augmenter notre partenariat avec ce  distributeur. A priori, objectif atteint avec 4 ou 5 produits supplémentaires qui seront proposés à New York !

 

Les soir, il faut bien faire la fête et bien manger !

Soupe à la tomate, gigot haricots, fromage de Hollande (porté par Christian) et gâteau au chocolat de chez Lopez.

A l’aveugle, dans l’ordre, que des Pomerols (après un magnum de Puligny Montrachet 2006 d’Etienne Sauzet, très bon ) :

Le Gay 2006 2003, très bon, riche, surprenant dans ce millésime difficile pour Pomerol  - et situé à l’aveugle par nos amis en rive gauche !

Montviel 1998 : dur, austère, rive gauche ?

Le Moulin 1997 : le vin m’a séduit, proche d’un le Pin dans sa « légèreté ». Un régal. Unanime rive droite

A partir de ce vin, nos amis américains ont compris de quoi il s’agissait et ont dit Pomerol à chaque fois en citant de manière régulière Pétrus, Pétrus, Pétrus… j’ai résisté et n’ai ouvert aucun Pétrus, en tout cas le mythe est bien présent dans le cœur des américains.

Ensuite, La Conseillante 1997, délicieux et deviné par Bernie. Le seul vin découvert par l’un des 12 amateurs ! Noté 10/10 tant le vin  était à son apogée, le moment, l’ambiance… Quand même, après Lafleur Pétrus 1995  encore vraiment très bon, presque tout le monde a cité Pétrus, en tout cas le style Moueix-Berrouet.

Ce n’était pas fini : l’Eglise Clinet  1993 incroyable de densité pour l’année, ce qui a fait dire à nos américains qu’aucun client ne pourrais penser que ces millésimes classés difficiles pouvaient offrir de tels vins.

Pour finir La Fleur de Gay 1993 encore très beau, jeune et plaisant pour leur apprendre que Valandraud devait une partie de sa naissance à des vins comme celui-ci, Fleur de Gay étant dans les années 90 un leader de la nouvelle vague avec Clinet. Sur le dessert, un Sauternes, cuvée spéciale de Château d’Arche : Arche-Lafaurie 2001, bon. Je crois que plus personne n’aurait supporté un Pomerol de plus, quoique … ?

 

Samedi à midi

Clos Margalaine 1999-2000-2001 et Griffe de Cap D’Or 1998 toujours aussi bon.

Le soir avec tout le monde plus les Droulers du Château de Carles, et avec nous à l’apéritif, le critique français le plus connu, Michel Bettane.

Clos des Fées blanc 2004 bon

Ducru Beau caillou 2004 en magnum, bon

Pontet Canet 2003 très très bon

Tour Carnet 2003  bon

Moulin Saint Georges 2003  très bon

Valandraud 1998 : 2 bouteilles différentes mais également  très très bonnes. Comme c’est mon vin, j’ai du mal à être objectif, mais c’est sans doute l’un des 4/5 meilleurs vins de Bordeaux.

Et sur le dessert, une gourmandise liquide : Schloss Reinhartshausen 1989 Rheingau Riesling Auslese, degré 9°5 tout en équilibre acide-sucre, très abricot. Et l’extraordinaire Reichstrat Von Buhl 1997  Riesling Beerenaulese qui, avec ses 8°5 se déguste avec une telle facilité, ce parfum d’ananas… on est vraiment dans l’excellence.

Dimanche soir, pour finir ce week end très chargé, seulement une bouteille de 1952 La Gaffelière (Naudes), qui est un exemple de ce que Bordeaux peut faire de mieux avec 56 ans d’âge. Tout, tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un très grand vin vieux de Bordeaux : couleur superbe entre rouge sombre et acajou brillant, pureté des arômes sans aucune déviation, épice, truffe, raisin, cannelle et boisé discret, en bouche de la soie, puissance et harmonie, une bouteille rare que j’avais acheté il y a déjà longtemps et qui n’avait pas beaucoup voyagé.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 12:44

3 jours durant, nous recevons un de mes importateurs américains avec une partie de son staff et quelquesuns de ses clients, soit 9 personnes en incluant Christian.  Ils sont logés à Valandraud, nourris au restaurant ou plus souvent à la maison. Et donc, hier, ce groupe a pu visiter notre propriété de Margaux : Château Bellevue de Tayac, et ensuite Marojallia et Clos Margalaine, propriétés de notre fournisseur et client Philippe Porcheron.

Cette force de vente américaine a été suivie, comme pour tous les évènements à venir dans les propriétés et le négoce, par une équipe de tournage télé de Vininews qui réalise des séries de reportages à publier sur notre site et à diffuser sur DVD lors des déplacements de mes commerciaux.

Hier soir, le groupe d' américains, malgré un décalage de 8 h,  ont quand même mangé à la maison et nous avons tout bu en magnum :

Clos Badon 2004 : très fermé, trop jeune

Cos D’Estournel 1999 : maigre, sec

Croix de Labrie 2001 : délicieux, mûr, un régal

Léoville Poyferré 1998 : fin, puissant, équilibré, une bien belle bouteille

Pour finir, une Fine Bordeaux

 

Rien à voir : le matin , je regarde les infos sur BFM TV, c’est jeune, rapide, les journalistes se marrent et c’est bon pour le moral !

 

Dès samedi ce sera la fête de Saint Emilion. Combien y aura-t-il de visiteurs dans notre petite ville ? 10 000,  20 000, 30 000  personnes pour ces  2 jours ? Car entre la Nuit du Patrimoine et la Jurade  pour le ban des vendanges, ça va faire mal !


Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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