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Mercredi 10 juin 2009

Lu sur le site du Grand Jury Européen, un sujet sur les « vins-culte »

 

Cult wine – vin culte – icône.... il ya tellement de possibilités et si peu d’unanimité... Et pour tous ou pour moi ?

 Le prix, la rareté, l’émotion, le privilège de connaître de fils du cousin du beau-père du maître de chai ?

Celui d’être le seul à l’avoir bu ?

Celui qui a été partagé ?

Celui d’un souvenir heureux, amoureux, triste, mélancolique ?

Celui qui est réservé à des gens riches ?

Celui qui est réservé à ceux qui savent ?

Celui qui porte un rêve en lui ?

Celui qui n’a pas encore pu être bu  ?

 

Un cru ou le millésime d’un cru ? Pour moi, culte c’est souvent un millésime d’un cru.

Des exemples :

Beau séjour Duffau Lagarosse n’est pas un vin culte,  mais son millésime 1990 pour Murielle, moi et mes vendangeurs qui pouvaient le boire pour 3 francs 6 sous dans les années 93-94, était sans doute un vin culte.

Ausone 1849 si rare et le 1964 que j’ai bu à la caisse avec délectation

Ce Pétrus 1955 - la cause de tout et ce 1950 bu pour l’anniversaire d’un ami et le dernier 1962, et… et ….. (le cru est culte pour moi)

Ce La Tache 1990 bu à Panafiel avec Peter Sisseck

Le Pingus 1995 et tous les autres, tant je suis fan du vin et de son créateur (le cru est culte pour moi)

Le Mouton Rothschild 1945 en magnum, bu avec Jean Philippe, Christophe, Denis, René et les autres dans ces repas offerts par Hardy Rodenstock.

Les Cheval Blanc 1947 bus, tous différents et le 1990 dont j’ai du boire plus d’une barrique.

La première bouteille de Petite Sibérie, pour ce qu’elle représente d’ambition, de courage contre tous ceux qui ne veulent plus rêver.

Ces 1928  et 1929 avec Jaques Luxey dont j’ai oublié la plupart des noms mais qui sont cultes de par le souvenir -un peu flou-  de cette époque.

Ces Harlan, Sine Qua Non et tous ces vins qui font rêver – je suis bon public

Culte vin sans doute aussi puisque l’on me le dit presque en contre exemple, ce Rayas que je n’ai jamais pu aimer même au bout d’une douzaine, toujours dans l’attente d’une émotion.

D’autres exemples pour, contre et est-ce que tout ceci est bien sérieux, a côté du premier vin réalisé par tout viticulteur, le premier vin fait par lui dans son chai, si important, si essentiel à sa vie. Je pense à tous ces premiers vins que j’ai vu éclore ici ou là : Gracia, Croix de Labrie, Villhardy, celui de Jean-Roger et Marie Calvet – tous ces premiers vins qui, même s’ils n’étaient pas parfaits, sont cultes à leurs yeux et aux miens.

Comme peut être culte les frites et la côte de bœuf de l’Ami Louis, le gâteau à la noix de coco de Belle-Maman, le Pata Negra de Patrick Lelièvre, le cognac de Mr Halley, la cuisine de Mumu, les premières cerises de Ceret…

Tout, tout peut être culte à notre cœur, à condition d’être vivant,  d’avoir le temps d’écouter.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Mardi 9 juin 2009

Michel Bettane et François Mauss sont intervenus sur mon blog pour réagir à mon billet d’humeur (maussade) « politiquement incorrect ». Ils ne sont pas les seuls à me lire et de retour du Japon, en bien meilleure forme -  et physique -  et morale, je vais essayer d’affiner et d’expliquer mes propos.

Je vais encore décevoir Patrick Essa ou d’autres de mes amis, mais hélas (ou  tant pis), les journalistes et moi, c’est plutôt une belle histoire d’amour.

En effet, sans eux, je ne serai rien.

Qui m’a fait « roitelet » dans ce microcosme du vin, si ce n’est Michel Bettane en premier avec ses coups de cœur à répétition dans les années 90 lors de spéciaux primeurs de la Revue du Vin de France, et ensuite Robert Parker et même Jean Marc Quarin à ses débuts. Le journal Brutus au Japon avait eu un effet considérable un peu après et à côté des journalistes – critiques, les autres médias ont créé un buzz autour de Valandraud, vin de garage. Le magazine L’Express avait fait exploser la notoriété de mon histoire, et la télévision avec TFI, France 2 et même M6 avait fait de Valandraud un cru « incontournable », égal ou supérieur même à des icônes bien bien établies qui, à l’époque, dormaient un peu (voire beaucoup).

Ceci précisé en sachant bien que l’on ne mord pas la main qui nous nourrit, que la reconnaissance est la moindre des choses et  tous ces sentiments de gratitude que je peux et dois avoir envers ceux qui m’ont « fait ». N’ai-je pas moi aussi (moi si souvent jugé) le droit de donner mon avis sur mes juges, même si c’est sous le coup d’une déprime !?

Quand les nouveaux critiques de la RVF ignorent nos vins  dans le Roussillon cette année, quand dans la RVF encore, je lis « facile d’approche » pour Valandraud et quand je vois l’évolution du goût de Dupont qui, malgré sa connaissance de Valandraud, peut écrire dans Le Point « vin puissant  dont on ne sait comment il va évoluer » (lui qui a pu goûter mes vins à l’aveugle sur plusieurs millésimes). Il est certain que tous ne goûtent pas de la même manière et tous font marcher leur cerveau avec des jugements préconçus du style « tu fais partie de cette famille de parvenus et je n’aime pas… » « tu es un cru historique et j’aime ta classe et ton élégance » … !

Bien sûr Michel, que je me défoulais en écrivant sur les critiques. Mais, Michel, je ne peux pas accepter comme argent comptant et par là même renier ce que je suis quand tu écris  « les grands terroirs nouveaux, il n’y en a guère : comment n’as-tu pas vu la carte géologique – certes un peu confidentielle- sur Saint Emilion où le secteur de Saint Etienne de Lisse est plutôt très gâté, bien mieux que celui de quelques premiers 1855 !

Comment ne peux-tu pas croire dans le Roussillon où toute une foule de jeunes talents, dans tous les styles, fait exploser cette région et j’attends d’ailleurs avec impatience les prochains coups de cœur du Wine Advocate (et on dira encore Parker !)

Comment ne pas penser qu’en Grèce, en Turquie, au Chili ou rien qu’en Espagne où par exemple Torro est en train d’exploser, etc… Je serai toujours aussi « jeune » et curieux et toujours aussi prêt à croire en un monde non figé (et toi aussi…) Il existe sans aucun doute une multitude de terroirs à exploiter, à découvrir…

Pourquoi n’as-tu pas lu mes vraies questions ? : Pourquoi si peu de déplacements dans les propriétés ? Pourquoi si peu des vérifications et de dégustations à l’aveugle (ou non) de vins à 5/10/15 ans comme nos client le font , eux ?

Pourquoi accepter de donner du vin à un critique pour recevoir une mauvaise note tous les ans ?

Pourquoi tant de journalistes  sont ils si consensuels ? Regarde les tableaux de Bertrand Le Guern !

Bien entendu, rien ne vaut la bonne note de Parker et le travail sur le terrain  réalisé par des commerçants motivés.

 

Je cherchais une conclusion et en revenant au bureau, Ludo Martin me parle de mon blog et de ce sujet en particulier. Il me dit pourquoi n’existe –t-il pas pour le vin ce qui existe pour les restaurants avec le Michelin ? Les clients, les distributeurs trouvent bon un vin, le signalent au média « Michelin du vin », celui-ci se procure ce vin pour le faire goûter et se déplace après pour une 2ème vérification  et l’on obtient ce qui est si difficile aujourd’hui : un média de référence pour les grands vins (3 étoiles) et les autres (BIB ?). Le travail réalisé gratuitement par les amateurs au service du plus grand nombre par le biais de la vérification de professionnels rétribués et indépendants.

En attendant, Jeff Leve est à Bordeaux et fait le tour de beaucoup, beaucoup de propriétés ( et de leurs tables !)

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Vins de garage
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Lundi 8 juin 2009

 

Château Bel Air Ouÿ

Château La Dominique

Château Valandraud

Clos Badon Thunevin

Virginie de Valandraud

Château Mont Pérat

Blanc de Valandraud n° 1

Château Mont Pérat Blanc

Château Clerc Milon

Château d’Armailhac

Château Gruaud Larose

Château Chasse Spleen

Domaine de Chevalier blanc

Domaine de Chevalier rouge

Château Haut Bages Liberal

Château Camensac

Château Ferriere

Château Guiraud

Château Lascombes

Château Rauzan Segla

Château Beychevelle

Château Sociando Mallet

Château Le Boscq

Château La Garde blanc

Château La Garde rouge

Château Belgrave

Château Smith Haut Lafitte blanc

Château Smith Haut Lafitte rouge

Château Cantelys blanc

Château Cantelys rouge

Château Lafon Rochet

Château Grand Barrail Lamarazelle Figeac

 

 

Voici la liste des vins goûtés en présentation primeurs 2008 à Osaka et Tokyo, en compagnie de 2 collègues négociants importants de la place de Bordeaux.

Tout cela était organisé  pour la 3ème fois par notre important ami-importateur, suite à ma proposition lancée il y a donc plus de 3 ans, suite à ce constat : le Japon est un vrai  marché, mature, lointain, alors pourquoi ne pas proposer là bas ce que nous savons faire à Bordeaux ? Et voilà que ce 3ème évènement devient très très professionnel, rodé et pour tout dire un exemple de ce que nous pourrions faire ici.

2 conférences animées à Osaka et à Tokyo par un journaliste-écrivain Mr Yamamoto, qui a écrit un livre sur la bulle spéculative des prix des Bordeaux (SIC), à chaque fois pour 40 professionnels , et suivie par une dégustation plus ouverte pour 150 à 200 personnes (sommeliers, cavistes, journalistes dont Mr Tanaka de Wine Art et Mme Ebisawa d’Enoteca )

Des ventes ont même eu lieu durant ces présentations et, si j’ai bien compris, notre importateur  a réalisé une progression de 40 % de ses ventes primeurs cette année.

Visite de quelques caves et restaurants appartenant à notre importateur, m’a  permis de voir encore de plus prêt tout le travail fait pour vendre nos Bordeaux qui ont fort à faire pour lutter contre la concurrence des vins espagnols ou chiliens ! L’importance de Parker est ici tout aussi prépondérante qu’ailleurs, avec aussi la série manga « les gouttes des Dieu » qui a propulsé Mont Perat dans la catégorie des vins incontournables (et qui aurait également parlé de Bad Boy ?)

Des repas de qualité, surtout celui organisé à la maison de notre partenaire ou la daube de bœuf et le bœuf de Kobe valait au moins 2 macarons au Michelin.

Un Evangile 1989 sublime, un champagne Cattier cuvée  Renaissance 1999 délicieux, un Présidial 2000 que je regoûterai  à la maison  tant j’ai été agréablement surpris par sa jeunesse, un Mouton Rothschild 1988 style ancien austère  et un très agréable Riesling allemand Otts 2006, tous ces vins servis dans de beaux verres Riedel et à la bonne température !

Durant les dégustations primeurs, j’ai pu être étonné par le très haut niveau de qualité du Gruaud Larose 2008 qui trouve là un style opulent et moderne (que j’affectionne) sans perdre la finesse de ce vrai  Saint Julien, et bien sûr les très bons Lascombes et Domaine de Chevalier. La Dominique qui a fait  son grand retour et Valandraud, toujours aussi célèbre (... modeste avec ça )


Sinon bien sûr hôtels et chambres propres et confortables, le train Shikansen toujours aussi rapide et surtout, surtout une propreté, même dans la gare fréquentée par des milliers de voyageurs, il serait possible de manger par terre.

Vive le Japon où je dois repartir avant la fin de l’année pour rencontrer mes autres clients.


Merci aussi à toute l’équipe de notre importateur, aux traducteurs et traductrices, aux commerciaux et aux dirigeants qui, cette année, ont fait plus et mieux encore pour que nos relations commerciales et amicales soient encore meilleures. En tout cas, j’ai bien reçu le message d’une ambition retrouvée pour nos 2  maisons !

 

Pour continuer sur le voyage au Japon, le château Lafont Fourcat est le vin préféré du restaurant brasserie français « Viron » à Shibuya où les portions valent presque celles de l’Ami Louis à Paris.

Le boeuf matsusaka a la texture de la joue de bœuf pour faire une daube réussie (le prix ne doit pas permettre de servir les mêmes rations qu’à la maison !)

Les dégustations de primeurs avec connaissance des prix de vente sont vraiment la bonne voie pour continuer à promouvoir nos ventes.

 

Sinon, et ça n’a rien à voir,  Obama a mangé à Paris dans une brasserie  que nous avons le plaisir de servir (La Fontaine de Mars)

Je dois aller au Brésil avec Air France, Murielle n’a pas l’air d’être décidée…

Perpignan champion de France de rugby , après Bordeaux pour le football, voici de bonnes nouvelles qui auront ces retombées positives sur nos ventes de vin :

 

J’ai goûté le Jean-Rosé, le rosé fait par Jean Roger dans notre belle propriété. C’est bon (vente directe à la propriété)

Un Clos Del Rey 2002  bu à table pour fêter Perpignan, était tout simplement de circonstance !

Beaucoup, beaucoup de commentaires sur mon blog pendant mon voyage au Japon. Merci Caramba et les autres, je prendrai le temps d’approfondir mon sujet « politiquement incorrect » pour m’expliquer sur les critiques et ce qui peut m’incommoder, moi qui est tant été gâté par ailleurs…
Mais qui aime bien, châtie bien !

 

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Divers
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