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Dans les vignes

Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 11:40

Les vendanges continuent, les merlots de la parcelle de Laroque sont le 1er lot de Valandraud et ont été ramassés le 16  octobre !

C’est avec le goût particulier à cette parcelle de vigne que l’année dernière nous avions notre meilleur lot pour l’assemblage de Valandraud 2009.

Le fermage de Génissac est rentré lui aussi, et les merlots du Clos du Beau Père à Pomerol sont enfin en cuves, rentrés le vendredi 16  octobre. Sûr que dans le secteur, nous devons affoler les voisins et que nos raisins ont du être goûtés et regoûtés !

La prise de risques était sans doute encore très importante, je ne pense pas aujourd’hui que nous aurions pu faire ça il y a 10  ans… Et sûr que le jour où nous perdrons toute la récolte on nous dira que nous l’avons bien cherché.

Il faut maintenant transformer ces raisins en bon vin.

 

A table nous avons bus avec les propriétaires de la Vieille Cure (Fronsac), ceux de Fleur Cardinale (Saint Emilion) ainsi qu’Annie et Michel : Bad Boy 2007, en partie issu de Fronsac, La Clotte 2008  qui est maintenant tout à fait délicieux et riche : ce rare cru classé de Saint Emilion, voisin de la première vigne de Valandraud, fait d’énormes progrès encore ignorés par beaucoup, ce qui rend ses prix très corrects, une bouteille de notre Pomerol Fayat-Thunevin 2008  qui est là aussi de qualité, un Valandraud 2002 qu’il faudra commencer à boire dans 5/6 ans comme la plupart des Valandraud il faut bien une dizaine d’années pour dompter la puissance initiale.

Un Maury 2007 de notre partenaire dans le Roussillon, Thunevin-Calvet, et une demi-bouteille des vendanges tardives de petite Arvine du Valais Suisse, Domaine des Claives  2007 de Marie Thérèse Chappaz, offerte par des amis… Suisses.

 

Suisse encore, avec la visite d’un groupe d’amateurs. La proximité de Faugères, dont le propriétaire est suisse, augmente l’attrait de Valandraud pour les Helvètes.

 

Dimanche, tour des vignes : quelles parcelles de merlot doit-on assembler ? Les rendements bas de ce millésime obligent à faire des choix.

Le froid de la nuit et les journées ensoleillées font mûrir tout doucement nos derniers merlots de Saint Etienne de Lisse, les cabernets francs de Badon et de Plaisance ne m’ont jamais paru aussi bons. Les cabernets sauvignons de Badon arrivent enfin à maturité, ceux de Bel Air devront encore attendre 8 à 10  jours ?

 

Dans cette année particulière, avec un déficit en eau, il est difficile de voir nos tanins des pépins devenir marron. Couleur et saveur sont bien sûr les marqueurs simples à comprendre d’une maturité totale.

 

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 15:50

Les vendanges vont vite et les raisins sont beaux, mûrs et pour les amateurs d’analyses, les hypocondriaques du pH, de l’acidité totale, malique, les perturbés par les degrés, ou comme les diabétiques par les taux de sucres dans le sang, voici 2 analyses effectuées par le laboratoire Rolland  sur des raisins rentrés le 12 octobre 2010 :

 

Malbec de Saint Etienne de Lisse

13.71     ph : 3.38     acidité totale : 2.90     acide malique :  0.7

 

Merlot de Saint Sulpice de Faleyrens

14.41    ph : 3.54     acidité totale : 3.00     acide malique : 1.1

 

Si ces analyses restent  stables, je trouve ça génial.  Si avec ça, comme le sous entend la récente BD sur Robert Parker, Valandraud a un goût de marmelade, ce sera encore un fantasme, et quand à la durée de vie, nous verrons dans  50  ans !

 

Hier, déjeuner avec le boss du groupe Mitsiu logistique et son fils. Il venait me présenter le Pass Chine : il s’agit de nous aider à pénétrer le marché chinois à l’aide d’une logistique adaptée grâce à son savoir-faire et à leur  plate forme en zone franche à Guangzhou (Canton). Nous sommes déjà clients du groupe Mitsiu à Blanquefort, sans doute bientôt en Chine ?

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 12:13

Après un stress au maximum et nos équipes de vendangeurs qui font des efforts pour activer le rythme de cueillette des raisins pour cette vendange que nous avons voulu tardive, le stress était au plus haut lundi et mardi à cause d’un climat humide et chaud, propice aux maladies. Et par chance, le climat a changé depuis hier, sec et froid la nuit, un peu de vent : ça vaut de l’or ce temps là car cela permet au raisin de ne pas être abimé par le botrytis (pourriture grise) et au contraire de concentrer les parfums et les goûts.


La prise de risque fait partie du jeu que j’ai choisi, considérant que je n’ai jamais ramassé un seul raisin en sur-maturité, mais plutôt en sous maturité.

Aucun des vins fait à Valandraud en 20 ans n’a ce caractère de mollesse décadent tant redouté à Bordeaux par beaucoup de propriétaires,  critiques, voire œnologues, alors que le vrai danger encore aujourd’hui, c’est le contraire… a moins de préférer les tanins rudes, raides, secs et les bonnes odeurs de feuille verte, de buis, considérées encore trop souvent comme de bon ton pour un Bordeaux classique, qui rappelle le bon vieux temps des millésimes froids.

J’aime boire nos 2007 aujourd’hui, sûr que c’est en attendant au maximum qu’il est sexy, agréable, en attendant mieux : le 2009 , bu hier avec des chinois, qui est l’année à battre pour le 2010, la montagne ets haute, le challenge n’en est que plus excitant.

 

Dégustation pour 24 autrichiens qui goûtent en semi-aveugle : 4 séries de 3 vins, charge à eux de dire où est le millésime 1998, 2000, 2003  dans ces 3  Virginie de Valandraud, où est le 1995 ,  1998 et 2000 parmi ces 3 Valandraud, dire ce qu’ils préfèrent  entre Pichon Lalande, Mission Haut Brion, Cheval Blanc, et si Virginie 2007  ets un bon challenger face à Carruades de Lafite 2007…. La différence de prix rend les comparaisons difficiles. En tout cas, j’ai trouvé très bon le Carruades 2007, dont, pour info, le prix en magasin à Saint Emilion est de 375  euro, et  Virginie de Valndraud est vendu à 38 euro !

 

Le blog de Terre de Lisse fonctionne bien. La preuve : je croyais que la phrase « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » était d’Alain Peyrefitte, eh bien non, ce serait de Napoléon Bonaparte.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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