Mercredi 8 décembre 2010
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15:47
(règles qui doivent être établies pour le millésime 2012)
Pour ce que je peux en juger, la mouture des règles du prochain classement de Saint Emilion est plutôt claire, compréhensible et
le but réaffirmé d’informer le client est la moindre des choses.
Bien sûr, à chaque fois qu’il y a du monde dans une salle, il n’y a qu’une ou deux personnes qui monopolisent la parole et les
questions en se mettant en avant, et paradoxe, mettent en avant leur grand respect pour la démocratie.
Surprenant aussi de voir les gens prendre la parole sans se présenter. J’ai trouvé le représentant de l’INAO très
bon et nos dirigeants très dévoués, je ne saurais jamais me dévouer au bien collectif comme ils le font.
Saint Emilion a bien besoin d’un classement, je ne sais pas si les règles fixées correspondent à mon cru, mais je sais que, si
je ne suis d’accord sur rien, il me suffirait de ne pas postuler. C’est simple.
Je n’ai pas passé le bac et je n’en veux à personne de ne pas m’avoir donné le statut de directeur de banque parce que je
n’avais pas les diplômes…d’employé de banque . Heureusement, j’ai pu réussir ma vie autrement et, dans le cas du classement il faut avoir fait ses preuves pour pouvoir prétendre en faire partie,
rien n’empêche d’avoir fait ses preuves et de ne pas vouloir postuler.
Ce qui compte, c’est l’intérêt du plus grand nombre. L’égalité souvent demandée est rarement possible dès le départ quand
on considère les différences entre l’héritier d’un cru, l’acheteur d’un cru, les prix du terroir, différents selon leur réelle ou supposée qualité.
Rien n’est jamais parfait, et l’homme tend à la perfection, il n’est pas sûr que le classement soit parfait mais, comme la
démocratie, c’est peut être la moins mauvaise solution, sachant que nos clients ont besoin de repères : le classement de 1855 du médoc en est la preuve formelle chaque jour quand il
s’agit pour nous, négociants, de vendre du vin.
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